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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 14:33

Le paradis un peu plus loin




Bon je ne renviendrai pas sur le style capillaire de Vargas Llosa, et de sa raie sur le côté très UMP. J'ai un respect immense pour l'auteur, et ce même si la personne, l'homme derrière l'auteur, m'est particulièrement antipathique. Pour l'anecdote, cet auteur, ne boit jamais, jamais, une goutte d'alcool, bon jusque là c'est son choix, mais le problème c'est que son choix tire plus sur la condescendance, comme si l'alcool était une faiblesse (vraiment n'importe quoi). J'aime pas les gens lisses, sans péchés, ça me gonfle, il doit y avoir de l'obscur aussi dans cet homme toujours impeccable dans ces costumes impeccables, mais là n'est pas la question. Il s'agit juste d'une digression  pour signifier qu'il faut parfois prendre de la distance entre l'écrivain et l'homme, entre l'artiste et l'homme.
Ici Mario nous balade sur deux intinéraires de vies atypiques : Flora Tristan et Paul Gauguin, la grand-mère et le petit-fils dont les vies ne se touchent vraiment jamais mais sont unies par leur marginalité, leur passion, leur curiosité, leur soif de liberté. Deux destins, deux êtres extrêmement modernes, définitivement courageux, avec la faiblesse aussi de leurs ambitions qui font d'eux des êtres un peu égoïstes aussi. Donc il s'agit de deux moments de vies, globalement la fin de leurs vies, leur déclin physique et leur ascencion morale et/ ou artistique.
Vargas Llosa est un coquin (condescendant) et il aime parfois balader le lecteur en sautant du coq à l'âne , et parfois les vies de Flora et Paul se mêlent et s'emmêlent, et toi comme lecteur ça peut te gonfler. Mais la forme n'abîme pas le fond. Paul Gauguin on connaît tous, c'est un peu comme Madonna, mais Flora Tristan c'est pas gagné que tu saches qui sait. Pour faire concis (c'est pas mon fort) cette nana est une pionnière, surtout pour une femme du milieu du 19 ème siècle, une féministe convaincue, une aventurière (elle a voyagé seule au Pérou sur les traces de la famille de son père), une observatrice autodidacte qui luttera pour le peuple ouvrier opprimé en France et en Angleterre, ce qui est extrêmement avant-gardiste pour l'époque. C'est particulièrement l'itinéraire de Flora qui m'a le plus ému, cette femme forte avec ses limites aussi. La plume de Vargas LLosa est empathique envers cette femme, complice, presque féministe.
Je dois admettre que plus je lis Vargas LLosa, plus la glace se brise entre moi et lui ( de manière fatalement unilatérale), plus il me touche, et plus j'en oublie sa coupe de cheveux à la Pascal Sevran et son visage rigide comme un sein siliconé.

PS/  Il faut que tu lises, quand t'as le temps car c'est un pavé et c'est pas fluide comme le Da Vinci Code, "Pérégrinations d'une Paria" de cette Flora Tristan.




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  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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