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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 11:20

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

Je te préviens si tu lis ce bouquin tu vas te sentir avec un corps de Casimir, un Casimir qui n'a pas lésiné sur les rillettes d'oie, les religieuses au café, le whisky bon marché et le fanta. 
Car il s'agit de l'autoportrait d'un sportif. D'un grand sportif. D'un athlète marathonien. D'un auteur aussi...

Haruki Murakami est un écrivain bankable, très potentiellement  nobelisable, que la honte (un peu mais pas beaucoup),  j'ai jamais lu. Un écrivain qui du jour au lendemain, décide d'écrire, à ses trente ans et quelque, en regardant un match de base-ball (?), le 1er avril 1978 exactement. Mais voilà pendant quatre ans, où il va s'être mis à l'écriture, il va prendre du lard, et mettre en péril ses poumons en fumant 60 cigarettes par jour, il décide alors de se mettre à la course à pied et ce en 1982. Mais attention pas de vaguement courir comme on peut tous presque le faire les doigts pas franchement dans le nez, non lui se transforme en athlète, un mec qui court tous les jours sauf un, et qui accumule soixante kilomètres minimum par semaine, dix kilomètres par jour...  Et puis aussi il fait des marathons que j'ai appris que le marathon est long de 42,195 kilomètres, que moi bien évidemment je décède même si j'en fais juste un tiers de ce marathon, même un quart. Et comme Murakami est un extrême (on peu aussi dire "secoué de là haut") quand même, il se lance parfois le défi du marathon Ultra qui n'est autre qu'une course de 100 kilomètres. 100 putains de kilomètres. Moi je pensais qu'il n' y avait que les guépards à accomplir cette prouesse. Cette hystérie.

Donc plus que l'autoportrait d'un écrivain sportif, il s'agit de l'autoportrait d'un athlète très sportif  de très haut niveau, mais qui équilibre son travail d'écrivain (" non il ne s'agit pas d'une activité saine pour la santé", c'est ce qu'il dit de l'écriture) par le biais d'une discipline de fer, qui à première vue semble militaire et passablement masochiste, mais qui relève du bon sens car l'écriture est une activité singulière qui pour qu'elle soit bien vécue, je pense, appelle en parallèle à une activité plus d'automate, ou de sportif. Tout est une question d'équilibre, de pont entre l'éxutoire, l'imaginaire et la vie réelle.

Si tu n'as jamais lu Murakami, je ne sais pas si ce bouquin est le meilleur premier contact avec cet auteur. Je pense qu'il faut avant, peut être, lire ses autres succès genre "Kafka sur le rivage" ou "Après le tremblement". Moi personnellement j'ai apprécié, je l'ai lu en deux jours, et en suis ressortie avec une envie de virer les araignées de mes baskets et d'aller courir.

PS/ Cher Haruki Murakami, depuis la fournaise où je t'écris où les ventilateurs et autre airs conditionnés supplient du répit, je te mets au défi  de venir faire ne serait ce qu'un jogging, sous ce soleil vengeur et immense qui a fait un génocide des nuages ou autres éléments raffraichissants. Un temps où on ne peut que boire des bières glacées et manger des sorbets citron. Rien d'autre.

Signé: Casimir.

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commentaires

paola 10/08/2009 23:04

j'ai un petit faible, pas très vieux, pour la litérature asiatique... et honte à moi aussi j'ai jaimais lu Murakami...

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  • Solenn ou Amber et des fois Josiane
  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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