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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 16:38

 

 helene-gremillon.PNG

 

La pluie tombe, encore, fine, intrusive, le ciel semble triste, en tout cas il tire assurément la gueule, un ciel de dimanche en somme....

 

Je te colle un soundrack qui se fond dans ce dimanche tout mou du genou.

 

 


 
 

 

T'ai-je déjà dit que je n'aime pas les dimanche, un truc que je me traîne depuis l'enfance, va savoir, j'aime les WE forcément, les apéros tardifs, les moments où on met pause, où les enfants traînent en pyjama toute la journée la bouche collante de comfort food, j'aime ne pas avoir à répéter "vite, allez, on va être en retard", ne pas avoir à mettre de chaussures à 7h50 AM (mes pieds aiment la liberté), prendre un deuxième petit déjeuner à 11h30, j'aime pouvoir serrer le mari dans mes bras quand je veux,  j'aime ces moments, mais le dimanche, lui je l'aime moyen. 

 

En ce moment j'ai l'impression d'être dans un épisode de Homeland (salut c'est moi la maîtresse de l'hyperbole, la marseillaise de la Manche) → Oui ok j'éxagère un peu le trait, mais je suis montée dans une sorte de montagne russe, c'est grisant, flippant, motivant, décevant, gratifiant, stimulant ++, tout ça à la fois, et j'ai l'impression que dans toute cette course où j'arrive quand même encore à privilégier les miens, je passe à côté de quelque chose d'essentiel pour moi: je t'ai déjà dit et là je te raconte pas de crack, quand je n'écris pas, même que des billets sur les bouquins, j'ai l'impression de gonfler, de me gonfler de venin, d'un truc sourd qui ne me plait pas, je suis en apnée, en suspens, je me sens revivre complètement que quand je mets de la musique et que je m'isole à balancer des mots sur mon fidèle HP.

 

Et là ça y est je redeviens mon moi total, je crois qu'il faut croire que pour être complète, j'ai besoin d'écrire, oui même des inepties.

 

Alors bien le bonjour mon moi total, ça fait quelques temps qu'on s'était pas retrouvés!

 

J'ai acheté ce livre au mois d'octobre, aussitôt acheté, aussitôt consommé, et donc ça fait 4 mois que je veux t'en parler, de lui, d'autres. Et là on est presque en février, je peux plus voir en peinture la frangipane,  j'ai pas souhaité à tout le monde la bonne année car je suis juste un sucker pour çà, bref et là enfin je prends le temps de venir te parler ENFIN de "La Garçonnière".

 

Hélène Grémillon j'en avais entendu causer avec "Le confident" (que je n'ai pas lu au passage). Je sais, parce que j'ai une mémoire aussi très "Paris Match" que je déteste (=ce qui fait de moi un peu une mégère) qu'elle est mariée à Julien Clerc, le genre de vieux qui ne devient jamais vieux, mais juste encore plus beau en mode Gérard Lanvin par ex...

 

Hélène Grémillon, je l'ai vu il y a quelques mois sur le plateau de la Grande Librairie, venir parler de son bouquin avec cette voix un peu timide, le corps moulé dans une robe en velours frappé bleue (ou rouge?), corps qui au passage pouvait largement se permettre d'être moulé dans le velours frappé, car euh, bonnasse quoi. Je suis restée fixée sur sa robe étrange, un bout de tissu presque anachronique, elle parlait beaucoup cette robe, elle pointait une étrangeté, une personnalité forte et en retrait à la fois, bref je vais t'épargner mes analyses de psychologie de comptoir de PMU, mais pour faire concis je crois que j'ai acheté son bouquin à cause de cette robe, elle avait réussi à m'intriguer (oui ok n'importe quoi).

 

Oui RHÔ ça va, on y arrive au pitch opinioné du livre.

 

Ce roman est inspiré d'un véritable fait divers. Hiver 1987, Buenos Aires: une femme est tuée, jetée de la fenêtre de son appartement. Elle est la femme d'un éminent psy qui fait le coupable idéal, mais qui évidemment ne le voit pas de cet oeil (à tort ou à raison) et demande à l'une de ses plus proches patientes d'enquêter à sa place. Plusieurs éventuels coupables se partagent la potentielle responsabilité de la mort de Lisandra, mais qui est le véritable meurtier, quelles étaients ses motivations ? Ce roman se lit comme un thriller psychologique où on sent qu'un secret lourd et sombre rend la vérité opaque, plus opaque encore qu'on ne pourrait le croire, qui plus est je te rappelle qu' on est en 1987, l'Argentine se remet à peine du chaos qu'a laissé la terrible dictature militaire, le climat est encore extrêmement tendu et confu. La Garçonnière, celle du titre, n'est ni de près, ni de loin celle que l'on croit, et le suspens fait le malin jusqu'à la dernière page.

 

Alors j'en pense quoi ?

 

J'ai plutôt bien accroché, ouais vraiment plutôt bien accroché, c'est pas mon coup de coeur 2013, mais c'est le genre de lecture valide, très valide, que je valide (dieu que je peux être nouille avec mes jeux de mots qui sentent le renard mort).

 

Je terminerai, car je peux être lourde aussi, en disant que Hélène Grémillon et son dernier bouquin sont à la hauteur de sa robe de velours rouge (ou bleue?) frappé: crédible.

 

C'est tout? 

 

Euh oui, c'est tout...

 

Bien le bonjour chez toi mon très cher lecteur, 

 

Bien à toi, tu m'avais manqué, vraiment. 

 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Littérature française
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princess' 05/02/2014 01:19


très bon article :) jolie plume, particulièrement sur cette critique...

Solenn ou Amber et des fois Josiane 12/02/2014 09:55



Merci beaucoup, compliment qui va tout droit au coeur!



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