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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:03

La prochaine fois

Une amie me passe le livre, le sourire un peu crispé: "Tu ne vas pas aimer, tu vas trouver ça un peu bof..., et puis toi, tu n'es pas romantique...". Je ravale mon orgueil de grande amoureuse, certes allergique aux Saint Valentin, aux gâteaux en forme de coeur, aux bouquets de roses rouges sur le quai d'une gare, aux bains moussants-marvingaye-champagne-fraises... Oui je déteste l'amour cliché, mais je crois être romantique, vraiment au fond de moi et y'a pas besoin de gratter des masses, il y a un Julio Iglesias (monogame) qui vit.

Je relève donc le défi de comprendre le romantisme selon Marc Levy.

Comme je te le disais précédemment, j'ai l'impression de me lancer en lisant du Marc Levy dans une expérience proche du Koh Lanta de la littérature, tellement les critiques sont toujours peu aimables à l'égard de Marc Levy. Mais voilà les critiques je ne les écoute pas. Je suis imperméable à toutes opinions totalitaires et aussi en littérature. Marc Levy est l'auteur le plus lu en France, mais le plus boudé et raillé par la critique. Il y a là un paradoxe énorme. Prendre Marc Levy pour un con, c'est prendre une grosse partie des lecteurs et donc de la France pour des cons.
C'est mon point de vue, donc je décide de mener l'enquête, comprendre qui se cache derrière le lectorat de Marc Levy et aussi le pourquoi de cette véhémence envers lui.

Tout petit résumé :

A Boston, Jonathan se destine à un mariage un peu fade avec Anna. Expert d'un peintre russe Vladimir Radskins, Jonathan va rencontrer son âme soeur de toujours à Londres, celle du passé comme du futur, Clara, et ce grâce à ce bien mystérieux tableau " La jeune femme et la robe rouge". Et...euh c'est tout... Ah si à la fin ils meurent pour renaître ensemble, ou un truc dans le style, et ce malgré que la femme au gros diamant leur mette des bâtons dans les roues...


Allez on va faire dans la politesse ou dans l'euphémisme, et on va dire que je n'ai pas beaucoup aimé. Déjà j'ignore si c'est la Marc Levy’s touch, mais la dimension paranormale, çà gonfle un être pragmatique comme moi. Et puis il y a quelques phrases que je lui pardonne à Marc Levy, mais qui sont un peu nulles à chier debout quand même... Petit pot (vraiment) pourri:

P.194: "Je ne connais qu'une alchimie qui donne de la beauté à l'âge: le sentiment"         (arghhhh!)

P.198: "Crois-tu qu'on puisse s'aimer au point que la mort n'efface pas la mémoire ? Crois-tu qu'il soit possible qu'un sentiment nous survive et nous redonne vie?"         (au secours!)

P.199: "Ils s'embrassèrent, aussi sincères dans leur éternité qu'un sentiment à son tout premier jour."    (putain...)

Et le pire pour la fin p.199: "Ils s'aimèrent jusqu'au petit matin"  (vas-y Fréderic François sort du corps de Marc Levy!)

Néanmoins, force est de reconnaître que c'est cohérent, le rythme est bon, et puis je dois admettre que si l'enchantement ne fonctionne pas sur moi, je comprends que cela puisse plaire.

Et pourtant Marc Levy déclenche les foudres. Il y a pas longtemps j'ai lu une citation de Laurence Laporte, directrice éditoriale du Petit Robert, qui disait: "Moi vivante, Marc Levy, n'y sera jamais". Pourquoi cet acharnement presque haineux ? 
Récemment Mazarine Pingeot l'interviewait dans son programme le Café. Et ben moi je l'ai pas du tout trouvé désagréable. Voir même sympathique. Il confesse que son plus grand complexe c'est le poids, et qu'il dédie trop de temps aux jeux vidéos. Il parle aussi de son engagement contre la faim dans le monde qui est sa préoccupation obsessionnelle. Son point de vue sur la critique littéraire en France me semble assez juste, tout comme son désaccord avec ce débat idiot et stérile qu'est l'identité nationale. Voilà moi je l'ai trouvé sympa ce Marc Levy à la barbe qui traine.

Franchement je ne pourrais qu'être clémente avec Marc Levy, et ce même si définitivement c'est pas ma tasse de thé (là encore je fais preuve d'une grande politesse), mais je ne supporte pas le snobisme. Je m'en vais en guerre contre le snobisme, car je pense que c’est de çà qu’il s’agit aussi et surtout derrière ce mépris de Marc Levy. Evidemment il y a des lectures qui apportent plus, mais le plus important dans la lecture c'est le plaisir non ? Voilà et c'est donc la conclusion à laquelle j'arrive au sujet du lectorat qui se cache derrière Marc Levy, ce sont des lecteurs qui recherchent une parenthèse, un oasis, un coin où se poser avec plaisir... Comme toi. Comme moi.
Finalement.

Allez cher lecteur de l'ombre, je t'envoie du son divin (pour de vrai) pour que tu ne puisses que constater qu'au fond de moi il y a vraiment un ours en peluche, un peu élimé certes, qui soutient entre ses pattes un coeur en satin rouge sur lequel on peut lire " I love you".

 

 




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Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Littérature française
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