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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 12:25

Memorias de una dama



Previously on mes contemplations et mes digressions, je te lâchais une information personnelle de la plus haute importance au sujet de Glenn Medeiros et Jason Donovan afin de poser sur un pied d'estale Santiago Roncagliolo. Santiago  n'a ni les boucles brunes niaises de Glenn, ni le regard bleu plissé de Jason (j'avais un problème de désordre amoureux avec les regards bleus plissés cf David Halliday), mais Roncagliolo a une capacité à se renouveler, à se mettre en danger, le talent de surprendre, de laisser sans voix, ou mort de rire comme rarement je l'ai admis chez un écrivain.  Avec humilité il considère juste avoir le cul bordé de nouilles littérairement parlant,  enfin, finalement, au bout du compte, après avoir lutté pour être publié. Et c'est un peu de son histoire d'écrivain qui a ramé pour la postérité qu'il glisse dans ce livre où apparaissent beaucoup de personnages. Allez un petit résumé:
Une vieille dame, Diane Minetti, très élégante, très riche, disons millionnaire au moins, décide d'employer un écrivain afin d'écrire ses mémoires. Elle entend raconter le glamour de sa vie, ses fêtes de la haute société à Londres et Paris. Mais l'apprenti écrivain en ratissant un peu plus large dans le passé de cette vieille dame va découvrir de quoi alimenter un projet littéraire qu'il voit personnellement plus lucratif : en effet la famille Minetti a eu en fait des liens plus qu'étroits avec Mussolini, la mafia italienne, la CIA, les dictatures de Trujillo et de Batista, et c'est cette histoire qu'il décide d'écrire.

Roncagliolo n'est pas non plus le Roberto Saviano de Gomorra, il balance des noms en l'air comme çà mine de rien, y'a du faux, du vrai, du déguisé, il fait défiler pleins de personnages, des personnalités historiques, contemporaines, mais aussi et surtout (quoique) des fictives. Il profite également de l'oportunité de l'argument du livre, pour railler le monde impitoyable de l'édition ( imagine lecteur de l'ombre le générique de "tan tan tantantantan, Da-----llas ton univers impitoyyyaaaable"). 

Chaque livre de Roncagliolo est un nouveau genre, de nouveaux thèmes, des pays différents, c'est un peu énervant une telle facilité caméléonique d'écriture. Le seul parallèle entre ses livres que j'ai dévorés, reste cet humour accessible, cette ironie sans mesquinerie, cette fraîcheur, cette curiosité insatiable d'un homme qui n'a pas fini de faire parler de lui.

Si tu peux pas lire en espagnol V.O, ce qui est finalement assez probable, sache qu'il va falloir attendre un tout petit peu à ce qu'ils traduisent ce bouquin en français. Moi, tu sais maintenant que je suis une adulte, et que je ne mets plus de coca dans mon whisky*, les livres d'auteurs hispanophones j'essaie de les lire en V.O, parce que non seulement je suis une adulte mais aussi une grosse snob de puriste.

Voilà moi et mes lunettes rose barbie pas du tout "bitch et slut" te laissons réfléchir sur cette citation au sujet de Bob Dylan récupérée dans une interview concédée par Roncagliolo:

"Un jour, j'ai dit publiquement que je n'aimais pas Dylan, j'ai reçu alors jusqu'à des menaces de mort. Depuis j'ai décidé que j'adore Dylan. Je veux me marier avec Dylan. Je veux l'adopter."

Au sujet d'interview concédée par Roncagliolo, je te fais la promesse cher lecteur de l'ombre, de réussir à avoir un entretien avec cet auteur dont je te parle tant. Je t'en fais la promesse, si je mens je me mets au tricot et je te fais un Taj-Mahal en angora.

Ci-joint une photo du Taj-Mahal pour que tu puisses constater que je ne peux qu'honorer ma promesse d'interviewer Santiago Roncagliolo:



Allez cher lecteur de l'ombre je te laisse en te recommandant de manger pleins de clémentines et de kiwis afin que ton corps soit plus résistant face aux rhumes et autres adversités hivernales. Tu peux aussi manger des grosses raclettes bien arrosées de vin rouge, et tout pleins d'escargots au praliné, car ton corps dépense bien plus de calories en hiver et que sinon tu vas être tout maigrichon et les clémentines et les kiwis ne pourront alors rien pour toi.

Bien à toi.


* Je te bobarde car en fait je déteste le whisky.

 

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Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Littérature sud-américaine
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