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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 22:20
 
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Bon toi même tu sais que je suis une lectrice plutôt très fidèle d'Amanda Sthers. C'est aussi vrai que je ne patiente jamais jusqu'à ses parutions en poche. C'est tellement vrai que j'avais réussi à lui décrocher une petite interview-livres, car de l'admiration j'en ai des tonnes pour elle. Pour elle et pour d'autres, certes...
 
Voilà son dernier roman tout frais sorti et je dirai que c'est la première fois que l'engouement et son pote l'enthousiasme se sont mis d'accord pour ne pas applaudir ce bouquin. J'ai moins aimé que le reste de la bibliographie d'Amanda Sthers. Jusqu'à présent on dira que ce sera presque "mon moins préféré" (je parle le 4 ans et demi fluently les gars).
 
Cette fois ci Amanda Sthers s'attaque au secret de famille et se charge de le mettre à nu. C'est donc un roman peut-être plus proche de l'autobiographie pour l'auteur qui admet "avoir mélangé mensonges et vérités". Quand Amanda n'a que 6 ans, un Big Bang survient dans la famille: l'oncle, le frère de sa maman, souffrant de schizophrénie se suicide et laisse sa soeur et donc la mère d'Amanda sur le carreau. « Mon oncle s’est suicidé quand j’avais 6 ans et cette mort a transformé ma mère. Le changement a été imperceptible et seul quelqu’un sorti de son ventre était susceptible de le noter. On peut être morte et tout à fait vivante. Ma mère habitait son corps mais ne l’incarnait plus." Sa mère ne sera plus jamais la même et deviendra cette "fausse maman", un peu comme une maman morte, une maman qui elle aussi n'est plus là. Cette "famille zinzin" mise en lumière par l'écrivain balade son hystérie assez commune à toutes les familles, ou presque, entre Brest, Madagascar, Paris, et Israël. Un portrait de famille au vitriol mais avec aussi beaucoup d'émotion, de douceur et de bienveillance. Elle met des mots sur les zones d'ombre, les séismes latents de cette famille, comme si ces mots pouvaient aussi guérir du mal et dompter les fantômes du passé. L'auteur confesse qu'elle a "toujours lutté contre ce livre", la culpabilité évidente de faire péter le secret de famille l'empêchait de l'écrire, puis elle s'est lancée, comme si elle ne pouvait plus avancer sans donner naissance à ce livre: "Si l’écrivain, en moi, est comblé, la femme, en moi, est mortifiée."
 
Voilà, maintenant que je te donne mon avis sur ce bouquin, au même instant je me creuse la tête en me disant mais c'est quoi finalement mon problème avec ce livre ? Certes l'écriture fébrile est un poil bordélique, comme si le livre avait été craché tel une boule de poils de la gorge d'un chat (et hop une métaphore toute pourrie), mais sinon c'est plutôt très réussi. Mais là je crois qu'on est à fond dans le domaine de la subjectivité. La mienne. Et mon problème de soldat discipliné et mon éducation que l'on doit laver son linge sale en famille, et du coup je crois que j'ai été embarrassée par ces secrets de famille que l'on fait voler en éclats publiquement, ces vérités devenues impudiques. Attention on n'est pas non plus dans de l'auto bio trash et/ou vulgaire, on y est à des années lumière, mais une fois n'est pas coutume, j'applaudis un peu moins ce dernier roman d'Amanda Sthers.  
 
Peu importe l'auteur reste quand même haut, très haut dans mon estime, elle n'est jamais là où on l'attend et c'est l'une des grosses raisons de mon admiration pour elle. J'ai particulièrement hâte de lire cette bio autorisée de Johnny Halliday qu'elle va sortir en novembre, où elle dit qu'elle fait "psy de Johnny" dans la collection atypique de bio qu'elle dirige chez Plon (cf la dernière qu'elle a faite, Liberace, et dont je t'ai déjà causé par ici). T'inquiète je ne suis pas fan de Johnny, genre loin de moi l'idée de chanter avec les cordes vocales qui vibrent d'émotion "Que je t'aime" avec un cuir à franges dans un karaoke de zone industrielle où ils servent du whisky coca sans glaçons. Loin de moi.
 
Allez je te laisse,
bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre adoré.
 
(les sources en italique sont des bribes d'interviews que j'ai trouvé dans le JDD/ et Europe 1) 
 
PS: et ouais oh miracle, genre vive Lourdes et les cierges, Orange m'a reconnecté! 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Littérature française
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