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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 14:34

Insecte

Le top model de la littérature à la beauté un peu étrange d'Anna Mouglalis, j'ai nommé Claire Castillon, écrit des histoires terribles, sordides, cruelles. Claire Castillon est un vampire qui aspire l'encre de ses personnages de papier. Claire Castillon est une menace sourde dans la nuit. Maintenant que j'y pense à écrire ces conneries, Claire Castillon est gothique et ce même si elle aime le cachemire. Dans ce recueil de nouvelles, elle dissèque les relations mère-fille, où ces deux dernières apparaissent sous les traits d'êtres monstrueux. Même les plus effroyables disputes avec ma maman restent un épisode de "Mon petit Poney" à côté des mentalités scabreuses de ces grandes manipulatrices. Mais la cruauté du texte n'annihile pas l'émotion, ici à fleur de peau. Un livre à offrir à toutes les mamans, pour leur dire que finalement on les aime.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 14:22


 

Je suis fière d'avoir à te nommer cette bonne surprise. Un humour à mi-chemin entre les Monty Pythons et Edouard Baer, pilliers de l'absurde dans l'humour. Un des critiques admet que ce petit bijou aurait pu être écrit par Enid Blyton (l'auteur des Oui-oui, qui est une femme au passage) après une nuit passée à fumer de l'opium, ce qui est très juste. Grâce à ses pirates bras cassés, j'ai appris que le scorbut est une maladie due à une carence en vitamine C caractérisée par des hémorragies, la chute des dents, l'altération des articulations. Bon c'est pas un livre sur lequel tu auras à faire un effort intellectuel, tu peux même le lire sur tes toilettes si t'aimes çà, on dirait presque une farce, un poisson d'Avril de la littérature! Les éditions Le Dilettante ont encore une fois vu juste. J'oubliais, il y a aussi du Candy et de l'Albert Dupontel dans cette oeuvre de singularité. Un livre que je recommande plus particulièrement à mon pote François qui aurait pu aussi bien écrire ce livre, s'il n'avait pas comme livre de chevet le catalogue de la Redoute.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 14:19

 
Chicken street

 

Tu es rassurante, Amanda, tu es belle et semble solide, drôle, sensée et impertinente. Bref tu es le genre de femme de laquelle si j'étais un homme qui aime les femmes, je tomberais amoureux. Mais voilà je ne suis pas un homme qui aime les femmes, et tu n'es pas mon style. Ton côté physique campagne de pub pour "Comptoir des Cotonniers" est un peu lisse et doux, mais ton écriture est formidable.  Tu m'as facilitée un voyage TGV, et tu m'as touchée. Chicken Street, c'est la rue principale de Kaboul où vivent deux seuls juifs qui se disputent comme un vieux couple; c'est tendre et drôle, naïf, il y a des empreintes ci et là de Woody Allen que tu admires, et je te concède mon respect pour cet argument. Depuis tu as écrit un conte pour enfants que je lirai aux miens "le chat bleu, l'alouette et le canard timide", et une pièce de théâtre acclamée que je m'impatiente de voir "Le vieux juif blonde", ta cote a monté dans mon panthéon à moi. Tu es rare, Amanda, tu es d'une polyvalence en tant qu'écrivain que j'acclame, que j'envie. Un détail presque étrange tu es la femme de Patrick Bruel.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 13:42

Lituma dans les Andes

Encore une fois de plus je tiens à souligner que Mario Vargas LLosa, l'être, à part de l'écrivain, n'est pas forcément quelqu'un pour qui j'éprouve de la sympathie. Néanmoins j'admire l'écrivain prolifique qu'il est, et de qualité en plus, ce qui est assez énervant. Le titre résonne un peu comme "Tintin et le temple du soleil", et j'oubliais que pour toi probable lecteur tu ignores peut-être qui est Mario Vargas LLosa, disons qu'il est un peu l'équivalent Péruvien de Jean D'Ormesson en terme pure de célébrité. Bon dans ce bouquin pas tout récent de Vargas LLosa, Lituma, est un enquêteur de la côte péruvienne, de Piura, qui s'enfonce dans les Andes afin de tenter d'expliquer de mystérieuses disparitions. Mais voilà le carthésien détective se heurte au surréalisme andin, là où se lit l'avenir dans les feuilles de coca échouées au sol. Les Andes profondes et mystérieuses, où l'activité tellurique, menace constante est damnée par le biais de rituels aussi divers et inimaginables, tels que le sacrifice humain pour appaiser les Apus (esprits des montagnes). Et puis dans la nuit guette l'ombre du Pishtaco, l'homme tant redouté qui se nourrit de graisse humaine (encore en terme d'équivalence c'est une légende de l'Ankou mais version Freddy Krugger). Mais à ces explications aléatoires et mystérieuses, Lituma préfère privilégier la piste du sentier lumineux et leurs tribunaux arbitraires qui terrorisent les habitants même s'il lutte pour maintenir cette piste rationnelle car ce que j'apprécie c'est que Lituma se laisse porter par le surréalisme andin et admet la piste des légendes. Par ce biais Lituma en arrive à respecter les rites païens et croyances du monde andin. Deux points négatifs à ce bouquin. Premièrement si tu connais pas le Pérou t'es un peu dans la merde car il y a pleins de termes relatifs exclusivement à ce pays ou aux Andes que tu trouveras pas dans ton larousse, mais disons que là dessus je peux t'aider si tu veux le lire. Deuxième point négatif: la structure! quelle complexité, que l'on pourrait prendre pour de la condescendance intellectuelle. Et je pense qu'en littérature on peut privilégier la fluidité de la lecture, sans écrire des Oui-Oui. Mais bon ça reste un bouquin très, très chouette!

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 13:14

Marie-Antoinette

Splendide biographie d'une femme dont on croît (à tort) que l'histoire nous appartient. La légèreté et la candeur de cette femme qui s'ennuyait le jour de sa tâche trop lourde de reine, et trouvait son exutoire la nuit, l'ont conduit tout droit à l'échaffaud. Sa mort est plus charismatique (oui parce qu'une mort peut être charismatique, regarde James Dean) que celle de son mari, un roi inutile, impuissant passionné de chasse. Alors Marie Antoinette victime ou bourreau ? Stefan Sweig est moins complaisant que Antonia Fraser biographe dont la Sofia Coppola s'est inspiré pour sa Marie Antoinette, mais il n'en demeure qu'on éprouve un peu d'empathie pour cette reine malgré-elle. Mais bon mon royalisme s'arrête là. Une grosse page de l'histoire, la pré-révolution et la révolution, fierté de notre patrimoine de la mémoire, s'est enfin ouverte de manière claire et efficace et à raviver les anorexiques connaissances qu'il me restait de la révolution qu'un prof d'histoire et de dessin et de français et d'éducation civique qui s'appelait Rousseau (!!!) a tenter de m'enseigner. Je me suis réconciliée avec les biographes et une biographie c'est comme un shampooing 2 en 1, tu lis et t'apprends pour latter les autres au Trivial Poursuit ou Qui veut gagner des millions.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 12:56


Mammifères

 

Une petite perle ce petit livre de poche. Le seul reproche que je lui ferais et ce sera la seul, c'est la tronche de l'auteur sur la photo du livre de poche, en fait celà va être un reproche à plus grande échelle : pourquoi parce qu'enfin t'as réussi à être publié (e) tu dois faire la gueule sur la photo, la mèche dans le regard genre "ouais ok c'est bon je paie EDF avec mon bouquin, mais je m'en foue", ces auteurs là ils oublient qu'ils ont du faire des inventaires au rayon quincaillerie de Carouff' afin de s'acheter une imprimante. Bon passons seul reproche à faire à ce mec à l'humour acide, Pierre Mérot est le David Copperfield des mots, bon Copperfield j'aime pas sa coupe de cheveux et sa tête de rat, mais il faut reconnaître qu'il faisait des trucs épatants en terme d'illusion (rappele toi le coup des chutes du niagara). Cette digression pour insister sur ce magicien des mots, bon dans son chapeau y'a pas de mots comme grimoire ou quidditch. Ce livre parle de l'oncle qui pense "qu'un métier peut détruire la moitié de votre vie et d'avantage". Formidable disséqueur du genre humain, Pierre Mérot ici met en scène un oncle, un être à part, en dehors de la famille, le mec de la famille qui dérange, qui boit un peu (beaucoup) trop et dit des choses tout haut qui font rire les enfants et font froncer les sourcils des adultes. Mais ce raté fascine, car finalement il  faut beaucoup plus d'efforts pour rater sa vie que de la réussir.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 12:34

Diego et Frida


Cher Le Clézio, je te dois beaucoup, notamment ma passion pour la lecture, je me souviens entre autre de "Désert" qui m'a permi de fuir, car lire peut aussi être une fuite, certes modeste et ponctuelle, mais une fuite. Ici tu t'attaques à la passion entre Frida Kahlo et son mari-amant Diego Rivera, un amour intensément déstructeur, mais à la fois excellent moteur artistique. Ce bouquin est un excellent témoignage digeste de ces destins hors du commun. Frida fait forcément de l'ombre à Diego et on l'a retrouve égale à ce qu'elle est : un être monstrueusement charismatique. Finalement ce qui est triste dans ce livre de poche c'est qu'on se rend compte que sans Diego, Frida n'aurait probablement pas été Frida. Un livre à recommander à tous ceux qui croit que l'Amour c'est le confort, afin qu'ils arrêtent de mettre de l'adoucissant dans leur relation amoureuse. Frida la femme vulnérable et forte, romantique et libertine, faible et sagace, Frida, mon pendant-fantôme-bienveillant. J'avais découvert ce livre par hasard, à un âge où on est amoureuse du mec qui porte son cartable grunge sur l'épaule en signe de rebéllion, et qu'on a encore un appareil dentaire ce qui n'est pas pratique pour rouler des pelles. Puis je l'ai redécouvert très récemment, ma lecture a été différente (forcément), comme je vous le disais un hasard ce livre, mais finalement je ne crois pas au hasard...

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 12:07

Je voulais te souhaiter Augusto Pinochet la bienvenue en enfer car tu n'échapperas pas à la justice espèce d'enfoiré. Tu viens de mourir et ta mort ne me réjouit pas, si encore tu avais souffert... Ne crois pas en ta chance, en l'impunité, au confort... Je sais que l'enfer existe, je veux croire que l'enfer existe pour les sous-merdes de ton espèce. Oh oui je sais tu n'es pas le seul, c'est ça le problème tu n'es pas le seul. Et puis vous êtes prolifiques dans votre genre, tuer pour asseoir son pouvoir, tuer pour briller, tuer pour tuer, tu sais c'est typique ton histoire, ta volonté d' autodiriger un pays: j'imagine la faille dans l'enfance, le désir de vengeance... Tu sais je ne crois pas en Dieu, oui parce que s'il existait vraiment j'aurai deux ou trois mots à lui dire sur sa passivité. Par contre je veux croire en une sorte de force supérieure car je ne m'ignore pas mortelle, enfin disons croire surtout en une vie après la mort, car ce qui m'effraie le plus c'est le gouffre, le trou noir de l'instant après que le souffle s'éteind. Je veux croire en un enfer et un paradis, un purgatoire, sorte de centre de mise à l'épreuve, mais pas dans le sens chrétien. J'irai au paradis, et ce même si j'ai abusé de paradis artificiels, et ce même si j'ai tué des poules, et ce même si j'ai voulu mettre le feu à une église quand j'étais ado, et ce même si j'ai fait pleuré des Hommes, et ce même si j'ai des pensées impures, et ce même si j'ai l'orgueil de dire que j'irai au paradis. J'irai au paradis, et toi tu iras en enfer, tout droit, sans mise à l'épreuve au purgatoire. Et tu souffriras de ne pas avoir au moins reconnu, tu souffriras ce que tu auras fait souffrir, toutes les tortures de tous ces hommes, femmes te seront affligés, mais tu n'auras pas la libération qu'est finalement la mort, car jamais tu ne mourras en enfer car tu es déjà mort, et c'est pour cette raison que je te souhaite "Bienvenue en enfer".

PS/ je suis désolée du ton tristement démago et simpliste, mais je n'ai pas le coeur à faire dans l'ironie, je ne peux pas prendre de distance face à ses représentants sinistres de la mort sur terre qui s'éclipsent le sourire aux lèvres dans leur cerceuil en acajou.

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Published by Solenn
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 15:48




J'aime bien cette écrivain blonde, pas franchement belle, mais franchement drôle. J'apprécie cet auteur qui est le porte parole de centaines d'angoisses humaines. Cette fois-ci en collaboration avec un illustrateur qui aurait ou aussi bien être ma petite nièce de 4 ans ( d'ailleurs il s'agit peut-être de sa petite nièce de 4 ans), Héléna s'attaque à l'âge ingrat, à l'âge de toutes les angoisses j'ai nommé la douloureuse étape de l'adolescence. Petite digression à ce sujet, la perspective de l'étape de l'adolescence est suffisante pour se faire ligaturer les trompes et anéantir toutes vélléités de maternité. Ici la fille de 13 ans et demi galère dans son pavillon de français moyen "la maison rectangulaire", entre des parents muets et un petit-frère trop enjoué. Elle, elle, n'est plus dupe de la vie qui l'attend, elle en sent déjà les prémices, le gouffre. Bravo à Héléna qui sait faire sourire de la gravité de l'étape des mini-adultes, car finalement c'est grave d'être ado, c'est être fumnanbule sans avoir aucune notion de fumanbulisme, en suspend au dessus de la vie des adultes.

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 15:28

La vie à deux

Véritable hymne à la solitude version membre du fameux roundtable de l'hôtel Algonquin ( si t'as aucune idée de ce qu'est le roundtable de l'hôtel Algonquin cherche sur google, mais sache que ça n'a finalement pas d'importance que tu ne saches pas). Ecrit principalement il y a 70-80 années, ce portrait au vitriol de la petite société bourgeoise de l'époque, étriquée par ses costumes et ses idées, n'est autre que celui de notre société actuelle. Le mariage y est perçu comme une prison dorée où les aspirations de chacun sont étouffés par ce qu'il est commun de nommer les concessions. Dorothy Parker ne fait de cadeau à personne surtout pas à cette femme au corps sec qu'est Miss Wilmarth dont " le visage ne prenait son sens qu'accompagné de ce regard d'affection mélancolique qui est particulier à notre frère le Cheval". Dorothy Parker met le crayon là où ça fait mal, ce qui est effrayant c'est de se rendre compte que finalement les idées étriquées restent immuables et traversent les décennies sans perdre de leur faiblesse. Elle nous renvoie le reflet de notre vie et de nos travers, notre quête de la partie confortable de la vie.  Elle raille l'amour au confort d'un pyjama en pilou, et elle comme moi on n'aime pas les pyjamas.

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  • Solenn ou Amber et des fois Josiane
  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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