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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:41

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Je ne tape pas vite car je ne tape qu’à une main, dans ma gauche j’ai un sandwich pâté de campagne-cornichons de la taille de l’autoroute entre Paris et Marseille, et je peux te dire que je ne vais pas le lâcher car j’ai faim, et quand j’ai faim je veux dire Charles Manson c’est Bill Cosby à côté de moi, tu vois.

 

Donc du coup je ne vais pas écrire des masses, mais y’a pas des masses à écrire non plus. Voici une chouette BD qui se lit en rien du tout, et qui se trouve dans la collection poche des BD « Bulles en poche » pour la modique somme de 5,50 €, crée à 4 mains par Marie Voyelle et Maloup. L’histoire c’est que Marie se galère à terminer sa thèse, elle a six mois de retard, il lui a été donné un ultimatum de trois semaines, laps de temps dans lequel sa thèse doit se retrouver sur le bureau du Professeur Collet. Le sujet de la thèse : la traduction des annales d’Assurnazirpal II.

… Assurnazirpal II ?

????

Mais quel inculte tu fais, voyons il s’agit du roi Assyrien qui a précédé Salmanazar III. Quand même ! pffff… tu m’exaspères mon très cher lecteur de l’ombre… je rigole les gars, évidemment que j’ai été faire un tour du côté de google, einh sinon ben je serais comme toi à dessiner des points d’interrogation dans mon cerveau.

Donc ce personnage sur lequel l’héroïne se galère c’est comme je te disais un roi Assyrien (884-859 avant Ji Cé), et qui déconnait pas sur les moyens et la forme qu’il mettait pour amplifier son empire : empalements, pyramides de têtes coupées, en bref un sympathique potentiel de serial killer de masse avec une imagination débordante niveau rivières d’hémoglobine et viscères.

(ça c’est pour ta culture).

 

Donc Marie bouine à mort, recluse dans son appartement, elle mange du thon à même la boîte et trouve mille activités de feignasse pour ne pas affronter le boulot qui l’attend, quand son imagination ou un monde parallèle vont faire apparaître trois attachants personnages : un GI, une bimbo qui répond au prénom de Candy Crystal (avec un prénom pareil soit t’es pute, soit t’es bimbo, soit t’es les deux, tu en conviendras), et un gros morse orange, Raoul, qui mange trop de rillettes. Mi coachs- mi boulets-mi envahissants (d’où le titre), ces trois personnages ont pour mission d’aider Marie à reprendre en main sa thèse, mais aussi sa vie.

 

Je n’ai pas grand-chose de plus à rajouter surtout que je tape vraiment à un doigt comme les gendarmes sur leur machine à écrire dans les années 80 (années 90 aussi ?), et que du coup je ne vais vraiment pas vite, mais je pense que c’est une BD sympathique, à l’investissement assez modeste. Pour info, une des têtes pensantes de cette BD a un blog accroche-toi à ton sloup, où t’y trouve "de la vautre, de la drague et parfois des morses à frange". 

 

Mon très cher lecteur de l’ombre, je te laisse non sans te souhaiter une bonne fête si tu t'appelles Thècle, car c'est ta fête aujourd'hui, sinon si c'est pas ta fête, c'est tant mieux aussi.

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:45

 

A la base j'étais partie acheter de la brandade de morue et de la mâche, einh comme ça tu sauras tout, et là pendant que ma fille me tirait vers du bouquin qu'il y a de la couleur à t'en faire péter la rétine, je jette un coup d'oeil rapide aux best sellers, et là que vois-je...

 

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Un face à face de biographies de deux personnalités (on fera l'impasse sur Dylan tout à gauche) comment dire euh sans transition aucune. Oui j'ai bien pris note qu'il s'agit d'une biographie peu reluisante de la candidate FN de la part de Caroline Fourest qui charge contre Marine Le Pen, éditée chez Grasset (que d'ailleurs ça m'intéresserait de lire). Mais ce qui m'a fait marrer c'est le face à face Marine Le Pen/ Lady Gaga. Voilà c'est tout je me suis imaginée Marine Le Pen en train de danser en résille et latex sur Alejandro, et non ça ne la rend pas plus aimable (par contre c'est un effort d'imagination qui n'est pas terrible pour lutter contre les nausées).

 

En passant par là, je voulais juste te faire part de comment la distribution d'un rayon livres d'un Super U de province peut me donner à ricaner pendant au moins 1/4 d'heure, te mettre dans la confidence des riens, des riens du tout qui me font sourire dans la vie. En passant...

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 12:44

 

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Unanimité...

 

Définition rapide bien que pas nécessaire du terme "Unanimité": conformité d'opinions, de sentiments, de suffrages.

 

Trois petits points de suspension...

 

Trois petits points de suspension, témoins de mon mutisme altéré par le doute, l'interrogation, qui me laisse plus que songeuse (tout de suite je m'explique).

 

Voici un livre qui a réunit l’enchantement unanime des libraires + critiques littéraires + public, un livre qui semble avoir été le plus gros coup de cœur de la rentrée 2010.

Alors face à un potentiel bon public-large éventail- éclectique comme votre serviteuse (= moi) (servitatrice ?), je ne pensais que me plier unanimement aussi à cette ovation littéraire. Et alors ?

 

Et bien pas du tout. Ce bouquin m’a été refilé par mes parents qui m’ont plus ou moins sommé de le lire en disant que c’était trop bien (bref comme tout le monde). Face au succès du livre, je suis partie conquise en me disant que ça allait forcément me plaire. Pas du tout élémentaire mon cher Watson, je me suis emmerdée comme un rat mort. Et je peux te dire qu’un rat mort ça s’emmerde sacrément. J’ai honte, j’ai juste envie de le chuchoter car quand tu vois pareil raffut en positif autour d’un bouquin, édité qui plus est par Zulma qui est un éditeur atypique qui fait des couvertures des livres de véritables bijoux graphiques, avec une sélection pointue de seulement 12 parutions par an, je reste un peu songeuse face à mon désaccord avec l’unanimité.

Je te fais un  pitch et après je t’explique pourquoi je n’ai pas aimé :

 

Le petit Lobbi comme son vieux papa l'appelle avec amour, qui est en fait un jeune homme de 22 ans si je ne me trompe pas, décide de quitter sa terre natale Islandaise pour partir loin, dans un pays que l'on ne nomme pas afin de remettre en état la roseraie d'un monastère. En effet le jeune Lobbi est une sorte d'amoureux des fleurs, amour que sa maman récemment décédée dans un accident de voiture lui a transmis. Il part avec dans ses bagages les boutures d'une espèce rare de rose à huit pétales : la rosa candida. Là-bas après un long périple il arrive dans ce monastère où il va faire la connaissance d'un moine cinéphile, et il aura la surprise quelque temps après de recevoir la visite d'une ex d'une nuit Anna, avec laquelle il ont eu une fille, Flora Sol, qui vont venir perturber l'isolement dans lequel il s'était confiné.

 

Alors là où tout le monde semble y voir de la candeur, moi j’y vois de la monotonie, là où semble opérer la magie de l'avis général, j’y vois une description narrative linéaire, et grossièrement si je devais résumer en un mot mon manque d’enthousiasme avec ce bouquin c’est que je l’ai trouvé plat. C’est bon vous pouvez me jeter des pelures de patates et des boîtes vides de pâté Hénnaf, mais je n’ai pas aimé ce bouquin.

 

Alors je ne peux que me résoudre à croire que je suis une martienne hermétique à la séduction d’un succès incontestable, donc en gros une martienne bourrée de tellement de testostérone que Rambo c’est Calimero à côté de moi, je me sens un peu idiote et hors sujet comme si j’étais le genre de filles qui pensaient que les strings en panthère boulottés par les lavages et qui dépassent des jeans c’était la classe internationale, on va dire seulement que certainement je suis passée à côté de ce bouquin. Mais une fois n’est pas coutume, mon avis n’est pas le leur, ceux de presque tous et peut-être du tien. L’as-tu lu toi mon très cher lecteur de l’ombre ?

 

Autrement sans rapport aucun et parce que certainement  tu n'as pas d'autres chats à fouetter, voici un formidable débat sur un forum auto : pour ou contre le string apparent. Bon c'est un peu drôle mais pas autant que celui des petits mathématiciens, ou là c'est juste hilarant.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 10:17

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Voici un livre pour que t'arrêtes de regarder Koh Lanta.

Au moins le temps de lire ce livre.

Enfin si tu regardes Koh Lanta.

Sinon tu peux quand même lire le livre.

 

Dans la série des écrivains dont j'ignorais l'existence, en voici encore un autre de la longue liste qui te fait sentir un tout petit peu sotte (mais pas trop): Kenneth Cook, est un écrivain Australien qui nacquissa en 1929 et mourûte en l'an 1987 (pour info prépondérante c'est la même année que Julie Pietri a chanté Eve lève toi, que ses enfants ont grandi) (une de mes passions dans la vie c'est de mettre de la variété chiante dans la tête des gens). Mais non seulement content d'être écrivain, il fûte aussi un journaliste, scénariste, directeur de film, et j'en passe. (oui la conjugaison précédement utilisée est libre et donc parfaitement inexacte, j'éspère que t'avais remarqué...)

Et donc voilà cet auteur Kenneth Cook il a publié à 32 ans son peut-être plus gros succès: "Wake in fright" (5 matins de trop) et un truc comme 14 autres bouquins par la suite, dont "Killer Koala" (ce bouquin même, publié en 1986). Pour sa bio j'ai aussi voulu relever ce qu'on apprend par ailleurs dans le postface à savoir qu'il fut un farouche opposant à la guerre du Vietnam, il essaya même de se consacrer à la politique, mais il fut surtout un grand défenseur de la nature. Voilà j'en ai fini de tracer des diagonales dans sa biographie.

 

Voici donc 15 nouvelles, 15 histoires vraies de l'outback australien d'il y a 30-40 ans ou plus, en gros donc. Oui je sais, on a tous des photos sur Facebook d'un certain nombre de copains gonflant le thorax en souriant comme Mickey devant l'Ayers Rock/ Uluru, l'outback est désormais une zone qui voit du touriste se balader, mais il fut un temps et ce jusqu'à presque la fin du 20°siècle où le bush n'était pas une attraction touristique, mais plutôt une terre hostile.

 

Niveaux bestioles par exemple.

 

Le narrateur et auteur et journaliste nous raconte ses mésaventures au contact d'une foison d'animaux  au capital sympathie assez moyen, avec une part belle pour les reptiles, en particulier les serpents.

Selon wikipédia "L'Australie est le seul continent où les serpents venimeux sont en plus grand nombre que leurs congénères non venimeux." Rassurant... Et bien Kenneth Cook va se retrouver maintes fois aux côtés de serpents moyennement adorables comme par exemple le sinistrement célèbre taïpan. "Le taïpan n'est pas seulement un serpent mortel, il a une tête de serpent mortel". Mais ne crois pas que tous les animaux potentiellement dangereux ont la tête de l'emploi, reférons-nous, si tu le veux bien mon très cher lecteur de l'ombre, au titre: "Le Koala tueur".

J'ai acheté le bouquin rien que pour le titre. Il m'a fait marrer. Tu te dis un koala tueur ? cette petite boule de poils grise qu'on a envie de lui faire des câlins sur le ventre et de lui donner des M&M's (oui je crois aussi que le koala est herbivore). Je ne comprenais pas l'association de cette petite chose qui semble aussi inoffensive qu'une peluche au terme tueur. Mais tu apprendras donc dans ce livre,  que même si l'animal est plutôt d'une tempérament tranquille, il ne faut pas trop lui chercher des miches, car ses griffes sont comme des pièges à loup (les parties génitales de l'auteur en ont fait les frais), d'ailleurs il la laisse limpide sa répulsion anti koalique " Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable. Les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. Ils ont des mécanismes de défense répugnants. Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie".

 

En dehors du festival d'animaux pas sympas, l'auteur met aussi en parallèle un autre type de faune, une faune humaine pas toujours très tendre, des mecs qui sont là un peu perdus dans le bush, surtout étranges, souvent fous, passablement portés sur la bouteille qui sont venus dans l'outback dans des buts pas toujours précis, la description de certains de ces personnages est juste délicieuse: "Son visage, totalement dénué de curiosité ou de méchanceté, affichait une autosatisfaction aveugle, preuve indéniable que le cerveau niché sous cette absurde crête de coq n'avait jamais été perturbé par la moindre pensée".

 

Savant mélange de Bukowski (en plus frais) et de Mr Bean (comme si c'était possible ce genre de mélange), l'auteur se plante avec humour comme un aventurier un peu trouillard mais surtout prudent, somme toute téméraire, en tout cas une sorte d'anti-Crocodile Dundee, c'est drôle, instructif, ça se lit en rien du tout, et on passe un petit moment agréable et dépaysant.

 

Allez je te laisse mon très très cher lecteur de l'ombre, mais si tu pensais qu'on allait se quitter comme ça toi et moi sans que je te colle une vidéo de Crocodile Dundee, et bien tu te trompasses:

 

 

 

 

(ce que j'aime le plus c'est le "Just kids having fun") (so Crocodile Dundee)

 

PS: tu auras remarqué de toute évidence (ou pas) que l'auteur mourûte en l'an 1987, et donc l'année où est sorti le tube international, ou presque, "Une autre histoire" de Gérard Blanc, je tenais quand même à préciser pour qu'il n'y ait pas confusion, que c'est sans rapport aucun.

 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 18:46

 

 

  

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Mon très cher lecteur de l'ombre, tu feras l'impasse sur ces doigts de pieds un poil boudinous (on va inculper cette saloperie de rétention d'eau), avec un vernis qui commence à s'effriter ce qui est selon moi le comble du ringard-border cas social (mais quelle snob insupportable), mais voilà je te présente un petit bijou de bouquin, assurément un de mes coups de coeur 2011. 

 

Pourtant tu vois de la casquette SS sur la couverture tu te dis que lire du IIIème Reich à la plage, c'est moyennement de la " lecture-ambre solaire", alors c'est pas pour me la péter quand tout le monde a le nez dans du Gala ou le dernier Marc Lévy (mais quelle snob, c'est pas possible), c'est juste que ce bouquin est le roman-bio-histoire parfait, équilibré sans que ce soit à aucun moment indigeste ce qui est pourtant une sacré prouesse car le thème n'est pas à la fête, car il s'agit d'une biographie de Reinhard Heydrich, enfin pas vraiment  que çà c'est aussi et peut-être surtout l'histoire de l'opération "Anthropoïde", où deux parachutistes seront chargés d'assassiner celui que l'on nomme le boucher de Prague, le bourreau, enfin voilà une grande saloperie blonde, le ci-dessous nommé Heydrich.

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Petit rappel bac d'histoire: dans la galerie d'êtres abominables de la seconde guerre mondiale, on a plus aisément Hitler qui vient en tête, éventuellement Himmler, mais pour qui comme moi est assez une bille en histoire Heydrich, ça me semble un peu plus vague, disons que oui ça résonne à un nom pas sympa du III ème Reich, mais en fait c'est bien pire que çà. Heydrich était en fait le bras droit d'Himmler (d'où le titre "HHhH ": Himmlers Hirn heiBt Heydrich- le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich), chef de la Gestapo et des services secrets nazis qui malgré que ce soit un peu difficile à imaginer étaient encore plus redoutables, il est le cerveau de la Solution finale, ni plus, ni moins. Oui ton sang peut se glacer car voici la personne la plus sinistre du III ème Reich, autant dire que y'a du niveau.

Je te rappelle pas que l'Allemagne avait de l'appétit niveau désir expansionniste pendant la seconde guerre mondiale, et tu n'es pas sans savoir que la Tchécoslovaquie a fait partie de ces pays dont le furher s'en ait fait son goûter, et c'est son chouchou Heydrich qu'il place en autorité suprême à Prague. Du coup, ben oui, un peu partout mais surtout à Londres, la résistance s'organise et Heydrich va devoir en faire les frais. C'est l'histoire donc de deux héros en particulier, deux parachutistes, Gubcik et Kubis, qui vont mettre fin aux jours d' Heydrich. Évidemment la guerre ne s'arrêtera pas là en mai 1942, une fois leur mission achevée,  la répression sera sanglante et terrible, mais c'est quand même l'acte de bravoure d'avoir éliminé le personnage je te disais certainement le plus funeste du IIIème Reich.  C'est à ses deux mecs là, et tout le courage des autres résistants qui rendront possible cette opération que Laurent Binet rend hommage.

 

Je dois te dire que j'aime beaucoup les biographies ou romans dits historiques, mais disons que je suis hyper maniaque (=chiante) sur la qualité, la fluidité, la justesse, l'originalité du biographe ou historien, disons que j'ai des critères tellement casse-coui.... que je n'en lis pas beaucoup car très souvent je tombe inanimée prise au piège d'un attentat soporifique. De plus j'aime qu'il y ait beaucoup d'impartialité, de recul dans une bio, et pourquoi pas qu'il y ait de l'humour espiègle, et je peux te dire que Laurent Binet niveau espièglité ben il est très fort, ceinture noire d'"espièglité". Le fond et la forme de ce bouquin sont supers originales, Laurent Binet met toujours en parallèle de sa volonté aussi de rigueur historique, ses dérapages de romancier où il met en évidence avec humour ses doutes, ses inexactitudes, là où l'histoire malgré la documentation la plus pointilleuse reste muette. Aussi il glisse mine de rien des petits instants de vie personnelle, et raconte le processus de création de ce bouquin.

J'avais déjà loué les mérites de Jean Teulé dans la catégorie je fais de l'histoire mais détendue des pattes arrières, (je t'ai aussi parlé du super manuel d'histoire des Robins des Bois que là pour le coup pour la rigueur et l'érudition tu passes ton chemin), mais je crois que Laurent Binet serait pour moi l'exemple au plus parfait de biographe-historien-romancier qui colle à mes attentes, de savoir, de comprendre, de ne pas oublier l'histoire, mais à la fois de te faire passer un moment où à aucun instant tu ne bailles d'ennui, tu restes captivée, amusée, indignée, effrayée, attentive, pensive...

 

Dans ma future liste de mes best of 2011, j'ai donc définitivement encore une autre oeuvre de résistance, et de devoir de la mémoire à rajouter aux autres bijoux du même registre mais dans un style et un contexte différent: "L'ombre de ce que nous avons été" de Luis Sepulveda et "Luz et le temps sauvage" de Elsa Osorio.

 

"HHhH" a obtenu le prix des lecteurs en 2011, et accessoirement le Goncourt du 1er Roman, agrégé de lettres je suppose que maintenant Laurent Binet n'est plus obligé de se lever le matin pour aller travailler comme prof de français en Seine Saint Denis, ce qui fut son dernier métier. Un succès bien mérité je te le dis moi. (en plus il a une bouille pas dégueu, ce qui selon mon côté frivole est un plus). (je veux dire quand on parle d' écrivains un peu canons, y'a pas tant de monde que ça à la ferme).

 

Voilà mon très cher lecteur de l'ombre je te laisse sur ce dernier commentaire pas du tout inoubliable, mais non sans te dire à nouveau que tu sens vraiment pas bon des aisselles si tu lis pas ce bouquin. 

 

 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Biographie et auto-biographies
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:16

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Le livre a traîné chez moi pendant quelques temps. Je l'avais sauvegardé des dangers majeurs de la maison à savoir que la majorité des dangers émanent des prétentions artistiques de ma fille ou comment ruiner tout avec des crayons feutres et/ou peinture, ce livre je l'avais donc mis en hauteur, et du coup j'ai presque failli l'oublier. Pourtant la copine qui me l'a passé, me l'a soumis avec des étoiles dans les yeux en me disant que c'était "l'histoire d'amour la plus jolie du monde". Oui enfin si tu te souviens bien je suis du genre à snober la littérature dite romantique, et je ne te parle pas de la collection Harlequin les gars, mais j'ai du mal quand l'argument principal du livre est l'Amour, surtout si ça frise le côté mièvre et cliché, car moi la saint Valentin je lui vomis dans la bouche (oui image très charmante). Néanmoins je ne suis pas non plus sectaire et encore moins quand j'ai confiance dans les goûts de ma copine (qui plus est une talentueuse photographe que je t'invite à aller voir son superbe boulot par ici).

 

C'est un livre précieux, de ceux que les pages sont presque devenues ocres par le temps, tâchées ça et là de marques plus sombres, témoins que ce livre est au moins vieux presque comme le chanteur des MotorHead qui va jamais creuver je te le dis moi (si je ne me trompe pas l'édition que j'avais entre les mains date de 1938). La couverture est sobre et élégante, et je tremble comme une malade à l'idée qu'elle tombe entre les mains de ma fille, qui aurait tôt fait de lui coller de l'Hello Kitty et de te lui dessiner dedans "des manèges avec tout plein de vent" (qui est une de ces rhétoriques artistiques ultime). Disons que le bouquin j'y ai fait gaffe comme jamais, alors qu'en général dans mes livres mis à part mes gribouillis habituels, tu peux aussi y trouver des miettes de pain, des tâche de thé, et si tu cherches bien tu y trouveras certainement un demi smarties et un reste de rillettes de thon.

 

Lajos Zilahy est un auteur hongrois (1891-1974), romancier, dramaturge et scénariste, c'est un écrivain qui a connu l'exil et la clandestinité à plusieurs reprises et qui était le chef de file de la jeune littérature hongroise de l'entre deux-guerres, et dont moi j'ignorais parfaitement l'existence. Il semble être plus connu pour une trilogie qui s'articule autour d'une famille: Les Dukay. 

"Printemps Mortel" est un livre qui a été publié en 1930. Il s'agit d'un jeune homme de trente ans, qui s'enferme dans une chambre d'hôtel à Budapest et écrit une lettre à son ami d'enfance qu'il vient juste de croiser par hasard dans le hall de ce même hôtel.  On sent dès le départ qu'une tragédie gronde, que de cette belle histoire d'amour qui commence avec Edit, naîtra l'amertume, le poison et l'issue fatale. Donc il tombe raide amoureux de Edit, fille d'un puissant général, naît alors un amour intense qui va mourir avec le choix qu'Edit fera d'un autre prétendant, du coup fou de douleur il part se réfugier dans sa maison en campagne sur ces terres, et dans le train qui le conduit il rencontre une autre femme: Josza. Cette dernière ne lui fera pas le même effet que l'amour perdu, mais finalement au bout du compte il s'engage dans un CDI amoureux avec Josza, mais à l'orée du mariage avec elle, voici qu'Edit réapparaît toujours aussi  folle d'amour pour lui, enfin genre comme si c'était une télénovela sud américaine... Du coup face au choix de l'impossible, il se choisit la mort. Je suis désolée je ne lui rends pas hommage à ce livre, et certainement que je ne lui rends pas justesse non plus, car évidemment il y a certainement plus de thèmes ou d'éléments positifs à soulever, mais j'ai beaucoup d'impatience désormais avec les bouquins "je t'écris avec mon sang, que ceci est mon dernier soupir, que la vie est une garce et l'amour sa pute."

 

Du coup je ne vais pas m'étendre sur le sujet car j'ai mieux à faire comme de me repeindre les ongles de main en rouge ferrari-kangoo, mais je voulais juste dire que même si c'est superbement écrit, c'est chiant (Bernard Pivot tu peux aller te coucher).

 

J'ai quelques bouquins qu'il faut que je te cause dont un que suis en train d'adorer qui est une biographie d'Heydrich, certainement l'homme le plus dangereux du III ème Reich, "HHhH" de Laurent Binet, lauréat du Goncourt du premier Roman en 2010, lis-le c'est juste super bien. J'ai assez envie de lire des bios, même romancées en ce moment, j'en ai une de Jayne Mansfield de Simon Liberati qui me fait de l'oeil dans la rentrée littéraire, entre autres, saloperie de rentrée littéraire, c'est comme une côte de boeuf au barbecue pour moi, du vice...

 

Sinon, je sais que ma présence dernièrement laisse plus qu'à désirer, je te présente mes salutations distinguées de mes plus plates excuses, sache que vraiment je travaille pour non seulement repointer le bout du nez avec assiduité, mais avec une autre intensité, une dynamique différente, que faites Jesus Marie Joseph le charpentier que j'y arrive assez vite, car je me désespère.

 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Littérature européenne
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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:23

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C'est par une nuit d'insomnie, où les yeux grands ouverts tel un hibou sous amphet', que je décide d'arrêter de compter les moutons et les béliers et de descendre à la cuisine manger des biscottes au boursin ail et fines herbes (amis de la mauvaise haleine bonjour), et de te parler du dernier d'Isabel Allende.

 

Voici donc en avant première sur mon blog (ce qui demeure donc une avant première somme toute extrêmement modeste, voir très très humble; en tout cas aussi discrète que le rot d'une fourmi), le nouveau bouquin d' Isabel Allende (attention je l'ai lu en Espagnol, et il vient de sortir en Espagne il y a quelques mois, alors il te faudra attendre un petit peu avant de le voir par chez toi, si le traducteur respecte le titre, il devrait s'intituler "le cahier de Maya").  Bon cet auteur j'ai pas spécialement envie de la présenter car est de mon avis qu'elle est quand même connue comme auteur certainement autant que Marc Levy, je ne fais pas de comparaison incidieuse, j'évalue juste la renommée. Dans l'ombre du vent du doute, je vais quand même t' en toucher un mot, et te raconter un truc:  je dirai que cette dame là c'est certainement la responsable initiale de mon amour pour la littérature sud-américaine. J'ai un truc comme 15 ans, en tout cas pas franchement plus, et je trouve soit dans la bibliothèque de mon bled ou de mon lycée "Eva Luna" d'Isabel Allende, l'histoire d'une gamine Eva Luna plus que super débrouillarde, sous fond de dictature de Pinochet. J'adore l'histoire et le prénom Eva Luna, j'aime tellement le prénom que pendant 14 ans environ j'ai clamé haut et fort que j'appellerai ma fille ainsi quand j'en aurai une, voilà pour la petite histoire. J'ai pas appelé franchement tout à fait ma fille comme çà, les mystères de la grossesse sont des paramètres infaillibles malgré le poids d'une conviction de 14 années, mais j'ai gardé une racine d'un des prénoms et je l'ai tuning'isé, et du coup quand même dans le prénom de ma fille il y a aussi un hommage à Isabel Allende (parenthèse confession intime fermée). Isabel Allende est plus que connue pour "La Maison aux esprits", que je me sens comme une quiche car je l'ai pas encore lu, grande romancière d'histoires familiales genre comme "Portrait Sepia", elle est forcée à l'éxil pendant la dictature de Pinochet (son père est le cousin de Salvador Allende, que je te rappelle en 2 mots que c'est lui que Pinochet a viré de ses bottes de militaire foireux, et l'a précipité vers la mort, sa mort et celle de la démocratie chilienne entre autres horreurs ). En somme je veux pas t'en dire plus d'Isabel Allende car petit a) j'ai pas le temps, et petit b) c'est  une dame qui fait que du best seller = donc plus que connue, non ?, et petit c) j'ai pas du tout le temps. Nah ça c'est fait. 

 

"El cuaderno de Maya" c'est l'histoire de Maya Vidal, 19 ans, née à Berkeley, Californie, et qui presque du jour au lendemain bascule du côté obscure de la force, et se retrouve droguée, vagabondant dans les rues de Las Vegas, affrontant, bravant et subissant tous les dangers de sa vie qu'elle a abandonné à un triste sort. Elle doit sa rédemption à de petits anges gardiens et à son attachante grand-mère qui décide de la cacher (ah oui parce qu'elle est poursuivie par la police et des méchants) sur une île du Sud du Chili, Chiloé...

 

Alors ce bouquin ? et bien je ne suis pas convaincue à 100%. Why? et bien parce que dans ce livre elle donne la voix à une gamine qui a autour de 19 ans, enfin une ado, post ado quoi, et que le ton de sa voix, ses mots coincent car ils ne coincident en rien à celle d'une fille de cet âge. On sent que c'est une femme d'âge mûre qu'il y a derrière, et je trouve que c'est super dommage car ça ôte beaucoup de crédibilité à cette voix, à cette gamine. Là dessus je suis assez stricte mais si on prend le choix en tant qu'écrivain de raconter à la première personne, au présent, une personne d'un âge qui ne correspond ni de près, ni de loin à l'âge de l'écrivain en question, et bien on s'y colle. C'est à dire on s'acharne à ne pas seulement raconter des faits qui certes eux coïncident avec cette tranche d'âge, on travaille aussi la voix, le ton, la justesse d'un ton qui raisonne avec l'âge de cette fille, avec notamment un vocabulaire adapté (entre autres). Je n'ai pas réussi à être dupe à y voir vraiment la voix d'une fille de cet âge, j'y ai juste vu un auteur qui d'ailleurs reconnaît que ce personnage l'a fait souffrir comme aucun jusqu'à présent, car c'est un personnage avec un passif et un présent complexe, torturé, qui aurait pu être un petit chef d'oeuvre si le ton avait coïncidé avec celui de la véritable Maya, qu'il y avait certainement dans le coeur de la création de l'auteur. De plus tant que j'en suis à ajouter des éléments qui remettent en cause mon manque de coup de coeur pour ce bouquin, c'est je dirai, mais ça c'est de mon humble avis, une salvation (oui ça se dit moyen je sais) un peu trop rapide de Maya, qui ex droguée, ex vagabonde, ex petite délinquante, ex petit corps de bout de femme mis en misère, qui du jour au lendemain voit son salut et se retrouve cachée (je te rappelle qu'elle est recherchée par des méchants et des gens de la loi) dans une petite île du sud du Chili, Chiloé, et là elle  commence à voir la beauté du monde, de la nature, des plaisirs simples de la vie. Je ne dis pas que la résilience ne me semble pas être à la portée de ce genre de profil à problèmes, j'y crois dur à la résilience, mais disons que j'aurais aimé que ce soit pas aussi instantané, un peu naîf, presque aussi facile, j'aurais désiré qu'il y ait encore des doutes, de la souffrance, des sentiments contradictoires et torturés, qui aurait aussi ajouté de la crédibilité au texte. Voilà je trouve que Maya s'en sort un peu trop les doigts dans le nez et à la vitesse de l'éclair, et je trouve que même médicalement c'est discutable (oui j'ai fait des études de médecine) (enfin comme tout le monde en regardant Urgences). Voilà c'est dit, ça reste sympathique et l'histoire ne manque pas d'originalité et d'audace, mais je ne suis pas convaincue à 100%, alors voilà je voulais le dire. Nah ça c'est fait.

 

Bon de toute manière Isabel Allende, c'est un auteur chouette bien que je me suis vue l'obligation cette fois ci de nuancer mon enthousiasme, j'ai envie de lire d'elle aussi cette bio "Mon pays réinventé" et puis comme je te le disais il faut que je lise " La Maison aux Esprits", je crois que c'est presque un devoir pour moi de lire ce dernier.

 

Allez je te laisse j'arrive plus à penser, je sais même plus comment je m'appelle tellement je suis fatiguée, alors je te parle même pas de te réciter la table de multiplication de 2. Je retourne de ce pas sous ma couette et  vais essayer de compter les chamois, je vais voir si c'est plus soporifique que les moutons et les béliers. Ou je vais me faire une intraveineuse de tisane de valériane et de fleur d'oranger.

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:04

 

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(Tu noteras que je me suis permis la liberté de mettre une majuscule à Amour car je ne peux faire autrement, c'est mon côté Emma Bovary). (Ou mon côté gnangnan, qui serait plus exact comme terme).

 

Il y a des auteurs qui te mettent des claques intersidérales, entends par là que si auparavant tu avais la prétention de vouloir écrire, tu te dis que tu vas plutôt aller vendre des machines à laver chez Darty... Nicole Krauss est de ces auteurs là. Il y a quelques mois j'avais fait une petite interview-livres à Amanda Sthers qui est un auteur que j'apprécie tout particulièrement comme tu le sais déjà, et dans ses suggestions de livres-coup de coeur il y avait celui-là: L'histoire de l'Amour (oui encore la majuscule). (J'ai trouvé d'ailleurs beaucoup de points communs entre ces deux écrivains, tant au niveau de la technique, que de l'humour). 

 

Nicole Krauss est la femme de l'autre auteur prodige Jonathan Safran Foer (cf par ici), un couple en mode Paul Austen et Siri Hustvedt. Initialement poète, enfin le genre de poète qu'a fait des études de poète (et oui), elle décide de se consacrer au roman et publie en 2002 un livre inédit en France "Man walks into a room". Son sacre international elle le devra en 2006 avec "l'Histoire de l'Amour", qui obtient même le prix du meilleur livre étranger. Alors ce bouquin il est plus que très bien, j'avais mis tout plein de raisons évidentes de mon admiration pour ce livre sur une feuille de papier qui s'est fait la malle et qui se trouve probablement dans un de mes 170 cartons de déménagement, que du coup je vais devoir faire appel à ma mémoire, et disons que j'ai un profil plutôt amnésico-alzhémerien niveau mémoire (la faute à quand j'étais Jim Morisson) (mais non), du coup tu vas devoir faire face à une argumentation encore plus qu'approximative et un résumé indigne. Tu m'en excuseras.

 

Dans ce bouquin: il y a un vieillard, Leo Gurgsky, écrivain de l'ombre entend par là qu'il a jamais fait preuve de suffisamment d'ambition ou de confiance pour se faire valoir en tant que tel, un vieillard drôle et hypocondriaque (oui enfin je suis plus tout à fait certaine qu'il soit hypocondriaque, mais en tout cas il est drôle) (comme beaucoup des personnages du livre). Ce vieillard est hanté par la Pologne de son enfance, la femme de sa vie, l'enfant auquel il n'a pas eu le droit, une vie avortée en somme. Il y a Alma, une gamine de 14 ans, qui tente de tuer le chagrin et la douleur du père décédé, et qui a une imagination débordante. Il y a cet exilé installé au Chili, Rosa sa femme, et puis il y a un point commun à ces protagonistes: un manuscrit "L'histoire de l'amour". Ce livre est construit un peu comme un puzzle, enfin disons que sa structure est un peu étrange sans pour autant être complexe, (quand je l'ai lu il faisait tellement chaud que l'asphalte fumait, alors t'imagine bien que si le livre avait été réellement complexe, je l'aurais envoyé bouler, rapport à plus il fait chaud, plus mon cerveau fonctionne comme celui d'un panda en peluche).

 

La shoah est aussi le spectre, dénominateur commun à ses protagonistes, je ne vais pas t'en dire plus car là ma mémoire tourne en rond tel un hamster dans sa roue, et du coup je vais juste te re-conseiller de lire "L'histoire de l'amour", sans rajouter de fioritures ou autres cabrioles.

 

Pour info, le dernier bouquin de Nicole Krauss qui vient de paraître en juin s'intitule "La grande maison", aux éditions de l' Olivier, il me fait de l'oeil mais j'attendrai son format poche, as usual.

 

Bien à toi, mon très très cher lecteur de l'ombre,

 

PS: on peut présager un regain d'activité sur mon blog, mais la condition sine qua non est que ma livebox arrête de faire le tour de France, je crains même qu'ils ont assemblé ses pièces en Tasmanie et qu'ils sont en train de me l'envoyer par zodiac (* edit: je précise que c'est par kayak qu'ils sont en train de me l'envoyer, o râge o désespoir...)  

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:36

 

Du papier bulle, du scotch marron-qui pue entre les dents, du marqueur-qui pue lui aussi et qui allonge des indications rapides et parfaitement illisibles sur des cartons qu'on récupère au supermarché du coin, je mets ma vie, notre vie, dans des cartons de couches, de lessive, de chips, d'oeufs, etc...

La partie la plus costaude a été de ranger tous ces livres. A chaque déménagement que j'ai fait je me suis trimballée mes livres, car oui je suis nomade, mais je suis très attachée à mes livres, alors ceux-là ils me suivent partout, à chaque déménagement mes amis me détestaient quand je leur disais "ste plait viens m'aider, OK j'habite un 6ème étage sans ascenseur et j'ai un truc comme 3 millions de bouquins (sans compter les magazines), mais merci jt'aime les copains", là cette fois-ci c'est 5 années et demi de vie en plus, + affaires d' un petit être de 1m04 que je te passe le détail du bordel.

 

Mon appartement s'est convertit en une partie de tetris avec les cartons, j'ai le coeur qui fait des vagues de laisser cette ville à laquelle je me suis tellement attachée, je ne vais pas m'arrêter là dessus avec toi, mais un jour où j'aurai un peu moins l'impression d'avoir une cravate trop serrée autour du cou, pour cause de bouffées d'émotions d'encore partir, un jour je te dirai tout le bien que je pense de Madrid, quand la nostalgie se fera moins pute et me laissera l'humeur un peu plus claire.

 

Je te raconte que sur le contrat d'assurance des déménageurs (vous pouvez souffler les copains), j'ai du indiquer une valeur pour mes bouquins et pour ajuster le budget au plus petit budget, j'ai mis que j'en avais pour 400€ de bouquins.... Évidemment je pleure des larmes de sang, car même celui qui lit que 2 livres à l'année qu'il achète à l'arrache dans un Relay, qui a 5 Bd, quelques Lonely Planet, un dico, et une autre babiole de livre il en a pour 400€ en livres, alors moi + mon mec = 2 lecteurs compulsifs et non adhérents à aucune bibliothèque ou presque, collectionneurs de livres en tout genre depuis moultes années, t'imagine bien que j'en ai pour un paquet de pognon en livres, que je voudrais pas m'avancer mais disons que je suis pas loin d'être le Donald Trump des livres... Alors je me suis mis à la prière, et faites Marie-jésus-joseph le charpentier que mes livres arrivent à bon port....

 

Enfin voilà tout ça pour te dire que je ne suis pas franchement en train de sombrer dans la paresse le corps huilé d'ambre solaire sur du sable blond, tout ça pour te dire que j'arrive pas à trouver du temps pour mon blog.  Il est à prémisser (oui ça se dit moyen)  que les semaines à venir ne seront pas toujours très régulières en terme de rendement bloguaire, mais je ne te lâcherai pas comme ça, I swear by the moon and the stars in the sky*, je te jure que je vais pas te lâcher comme çà.

(* celui qui reconnaît le premier le début de ce ouvrez les guillemets grand hit fermez les guillemets des années 90, je lui envoie un livre chouette et du chocolat, attention comme à mon habitude, référence musicale de merde que j'écoutais dans mon walkman, en reniflant dans mon oreiller, en pensant à tous les élus de mon coeur. Oui j'ai toujours été la reine du plan B. )

 

Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre, je m'en vais retourner à mes cartons et mettre mon coeur dans un bocal avec des boules de cotons multicolores.

 

Ci dessous pour que tu vois vraiment que j'ai pas piscine, des photos des cartons (enfin des photos pourries, ça aussi comme à mon habitude):

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Quelques petits cartons de livres qui pèsent au moins comme une vache qui mangerait plutôt bien à la cantine.

 

 

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Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre, 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 11:00

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Mon très cher lecteur de l'ombre,

Et oui ça bosse pas plus ici, je le sais, je suis confuse, mais voilà on en revient au même: le baromètre ici dépasse toujours les 37° en ce moment, voir même on se croirait dans le désert Saoudien des fois, et du coup j'ai un poil dans la main qui pousse en mode Raiponce et je peux même en faire des nattes.

Bref.

Leslie Plée, pour les deux du fond qui suivent pas, c'est une blogueuse BD qui a aussi sorti une BD sur "Comment elle a cru devenir libraire", où elle démonte l'envers du décor des supermarchés culturels. C'est un blog que je suis avec assiduité car vraiment je la trouve très drôle cette nana. D'ailleurs si tu suis bien (et du coup je parle encore pour les deux du fond), je lui avais fait une petite interview livres par ici, où elle nous révélait ses préférences littéraires.

 

Dans "L'effet Kiss pas cool" ou le journal d'une angoissée de la vie, Leslie s'attaque avec humour et courage à ses angoisses qui lui bouffent la vie, en tout cas qui lui la compliquent sérieusement. Elle remonte à la petite enfance, où elle n'a jamais été l'enfant sereine qui jouait peinarde avec sa barbie qui préparait des tartes aux prunes pour Ken (je ne parle pas pour moi, mes barbies elles étaient divorcées et faisaient rien qu'à claquer des tunes dans des centres commerciaux), Leslie quant à elle, commençait à s'angoisser sur le futur et se disait "Vivement la retraite qu'on en finisse", tu vois le genre.

L'école pour elle, était comme une prison d'où elle ne pensait "qu'à s'évader", et là dessus je vais te faire une digression-confession intime car je la rejoins: à ma rentrée en CE1, je te parle de çà il y a tellement longtemps que le chanteur Jean-Pierre Mader cartonnait avec Macumba,  j'ai commencé à calculer combien d'années il me restait avant d'en finir avec l'éducation nationale, et j'ai commencé à pleurer. Moi ce que je voulais c'était courir en slip dans l'herbe et sauver les chats. Tu comprendras que par la suite, une fois que l'école n'est plus obligatoire (=quand t'as passé ton Bac, si tes parents te lâchent pas la grappe), j'ai été très moyennement le genre d'étudiante assidue, j'ai eu des petits soucis de discipline on dira. Alors là dessus je connais la souffrance des longues heures à l'école, où le seul truc qui t'anime c'est les BN à la Framboise et les parties de billes de la recrée, et puis quand t'es plus grande les pauses où tu crapottes des malbo pêche-abricot en gonflant les seins auprès des mecs choux du lycée.

Digression OFF.

Donc il s'agit d'une BD sur les angoisses, les peurs que Leslie Plée se trimballe comme un boulet au pied. Alors elle utilise l'humour pour mieux les affronter, pour voir si elle arrive à leur tordre le cou et leur faire face une bonne fois pour toutes. Il y a des moments très drôles genre comme par exemple où elle est à l'infirmerie du lycée où il y a des affiches au mur: "Envie d'une clope? Pourquoi ne pas manger un spéculos à la place?" ou "la drogue ça craint du boudin", "Dîtes non au sexe", ou encore l'épisode où elles délirent avec une copine, non moins phobique, sur comment planifier un trajet en métro afin d'éviter un attentat taliban, tu vois le niveau de paranoïa quand même. Ah oui j'ai oublié à ce profil angoissé multi phobique, il faut rajouter à Leslie un tempérament un brin paranoïaque, que du coup ça m'a fait penser à l'auteur (et actrice, est-ce bien nécessaire de le préciser ?) Sylvie Testud qui est la reine des plans paranos et qui sait en rire divinement, cf par ici ou par .

Donc comme je te disais pour en revenir à Leslie Plée il y a de très bons moments mais aussi j'ai trouvé et regretté une certaine longueur quand elle s'attarde un peu trop sur les symptômes de tout ce bordel psychique, et il y a un moment où ça a pas loupé l'ADN de Gi Joe qui est en moi a saturé un peu, bon c'est mon souci à moi, je suis assez "eh oh on est pas des mauviettes, on va bouger son cul de fiotte et regarder la vie en face droit dans les yeux ", que du coup je suis pas à 100% fan de toute cette nouvelle BD. Bon je te jure que ça me déchire l'âme de mettre un tout petit bémol à ce livre car Leslie Plée est une nana trop drôle, et qu'il y a des moments d'humour absurde absolument délicieux.

 

En somme et en conclusion: lis-la quand même (je suis peut-être pas phobique, mais qu'est ce que je peux être paradoxale).

Bien à toi,

Moi (alias GI Jane)

 

PS: je te glisse une photo de moi prise à mon insue lors mon entraînement matinal de mise en forme, après mon bol de chocapic.

 

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