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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 10:17

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Voici un livre pour que t'arrêtes de regarder Koh Lanta.

Au moins le temps de lire ce livre.

Enfin si tu regardes Koh Lanta.

Sinon tu peux quand même lire le livre.

 

Dans la série des écrivains dont j'ignorais l'existence, en voici encore un autre de la longue liste qui te fait sentir un tout petit peu sotte (mais pas trop): Kenneth Cook, est un écrivain Australien qui nacquissa en 1929 et mourûte en l'an 1987 (pour info prépondérante c'est la même année que Julie Pietri a chanté Eve lève toi, que ses enfants ont grandi) (une de mes passions dans la vie c'est de mettre de la variété chiante dans la tête des gens). Mais non seulement content d'être écrivain, il fûte aussi un journaliste, scénariste, directeur de film, et j'en passe. (oui la conjugaison précédement utilisée est libre et donc parfaitement inexacte, j'éspère que t'avais remarqué...)

Et donc voilà cet auteur Kenneth Cook il a publié à 32 ans son peut-être plus gros succès: "Wake in fright" (5 matins de trop) et un truc comme 14 autres bouquins par la suite, dont "Killer Koala" (ce bouquin même, publié en 1986). Pour sa bio j'ai aussi voulu relever ce qu'on apprend par ailleurs dans le postface à savoir qu'il fut un farouche opposant à la guerre du Vietnam, il essaya même de se consacrer à la politique, mais il fut surtout un grand défenseur de la nature. Voilà j'en ai fini de tracer des diagonales dans sa biographie.

 

Voici donc 15 nouvelles, 15 histoires vraies de l'outback australien d'il y a 30-40 ans ou plus, en gros donc. Oui je sais, on a tous des photos sur Facebook d'un certain nombre de copains gonflant le thorax en souriant comme Mickey devant l'Ayers Rock/ Uluru, l'outback est désormais une zone qui voit du touriste se balader, mais il fut un temps et ce jusqu'à presque la fin du 20°siècle où le bush n'était pas une attraction touristique, mais plutôt une terre hostile.

 

Niveaux bestioles par exemple.

 

Le narrateur et auteur et journaliste nous raconte ses mésaventures au contact d'une foison d'animaux  au capital sympathie assez moyen, avec une part belle pour les reptiles, en particulier les serpents.

Selon wikipédia "L'Australie est le seul continent où les serpents venimeux sont en plus grand nombre que leurs congénères non venimeux." Rassurant... Et bien Kenneth Cook va se retrouver maintes fois aux côtés de serpents moyennement adorables comme par exemple le sinistrement célèbre taïpan. "Le taïpan n'est pas seulement un serpent mortel, il a une tête de serpent mortel". Mais ne crois pas que tous les animaux potentiellement dangereux ont la tête de l'emploi, reférons-nous, si tu le veux bien mon très cher lecteur de l'ombre, au titre: "Le Koala tueur".

J'ai acheté le bouquin rien que pour le titre. Il m'a fait marrer. Tu te dis un koala tueur ? cette petite boule de poils grise qu'on a envie de lui faire des câlins sur le ventre et de lui donner des M&M's (oui je crois aussi que le koala est herbivore). Je ne comprenais pas l'association de cette petite chose qui semble aussi inoffensive qu'une peluche au terme tueur. Mais tu apprendras donc dans ce livre,  que même si l'animal est plutôt d'une tempérament tranquille, il ne faut pas trop lui chercher des miches, car ses griffes sont comme des pièges à loup (les parties génitales de l'auteur en ont fait les frais), d'ailleurs il la laisse limpide sa répulsion anti koalique " Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable. Les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. Ils ont des mécanismes de défense répugnants. Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie".

 

En dehors du festival d'animaux pas sympas, l'auteur met aussi en parallèle un autre type de faune, une faune humaine pas toujours très tendre, des mecs qui sont là un peu perdus dans le bush, surtout étranges, souvent fous, passablement portés sur la bouteille qui sont venus dans l'outback dans des buts pas toujours précis, la description de certains de ces personnages est juste délicieuse: "Son visage, totalement dénué de curiosité ou de méchanceté, affichait une autosatisfaction aveugle, preuve indéniable que le cerveau niché sous cette absurde crête de coq n'avait jamais été perturbé par la moindre pensée".

 

Savant mélange de Bukowski (en plus frais) et de Mr Bean (comme si c'était possible ce genre de mélange), l'auteur se plante avec humour comme un aventurier un peu trouillard mais surtout prudent, somme toute téméraire, en tout cas une sorte d'anti-Crocodile Dundee, c'est drôle, instructif, ça se lit en rien du tout, et on passe un petit moment agréable et dépaysant.

 

Allez je te laisse mon très très cher lecteur de l'ombre, mais si tu pensais qu'on allait se quitter comme ça toi et moi sans que je te colle une vidéo de Crocodile Dundee, et bien tu te trompasses:

 

 

 

 

(ce que j'aime le plus c'est le "Just kids having fun") (so Crocodile Dundee)

 

PS: tu auras remarqué de toute évidence (ou pas) que l'auteur mourûte en l'an 1987, et donc l'année où est sorti le tube international, ou presque, "Une autre histoire" de Gérard Blanc, je tenais quand même à préciser pour qu'il n'y ait pas confusion, que c'est sans rapport aucun.

 

 

 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Littérature Australienne
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 13:03

  Shantaram

 

 

Good Afternoon mon très cher lecteur de l'ombre, avec ta permission je te mets musicalement dans l'ambiance du bouquin (j'ai hésité avec "L'homme à la moto" d'Edith Piaf et "Lust for Life" d'Iggy Pop) (sans transition aucune) (ou aussi "The Eye of The Tiger"):

    

 

  

I DID IT!!!

 

J'ai terminé "Shantaram".

 

Je suis tellement contente que je danse la carioca en pas de bourets.

 

Et pourtant je me suis galérée tel un ours faisant du point de croix ou autre broderie afin de  terminer ce livre. Déjà à cause de certaines longueurs, mais surtout car j'ai jamais lu un livre écrit en si tout petit. Et je te parle de 872 pages. J'ai au moins perdu 40% de mes capacités visuelles dans cette affaire, j'ai préféré sa version semi-poche (j'ignorais parfaitement l'existence du semi-poche) et là surprise les lettres sont toutes petites comme s'il s'agissait d'un livre pour écureuils (manifestement semi-poche= menace de cécité).

   

L'auteur c'est lui:

 

greg_home.jpg

  (sa page web est un peu à chier aussi, pas seulement la photo) (mais quand même respect mec)

 

Eh, je te vois petit coquin de lecteur de l'ombre, tu ricanes, tu te dis c'est quoi ce staile (style), oui je te concède que c'est à mi-chemin entre "Je suis fan de Johnny " et capillairement parlant mes longs cheveux blonds eau oxygénée sont border "le Seigneur des Anneaux" (Orlando Bloom).  

Ricane, ricane, mais je peux te dire un truc, tu vas moins faire le malin quand tu vas l'avoir lu ce bouquin, car ce mec c'est vis ma vie de Terminator.

 

Je t'explique, "Shantaram" c'est comme un roman d'aventures, sauf que c'est une autobiographie. 

Celle d'un homme qui cassé par l'héroïne va perdre la garde de sa fille, et donc le désarroi+les dettes+le reste vont l'emmener au vol à main armé. Du coup il se fait griller et balancer dans une prison de haute sécurité à Melbourne. Il s'échappe de cette prison genre comme dans Prison Break, et de fil en aiguille se retrouve avec une fausse identité à Bombay (Mumbai désormais) dans les années 80. Là-bas il va se fondre dans la population, on va le retrouver comme docteur improvisé dans les bidonvilles, dealer pour touristes, amoureux transi de la séduisante Karla, retour par la case prison où faut que t'accroche ton estomac, en passant par sa collaboration avec la mafia locale et autres gangs, pour enfin atterrir en Afghanistan où il va lutter du côté de certains seigneurs de guerres, ou autres moudjahidines en bref pour faire sa fête à l'envahisseur russe, puis retour à Bombay, la mafia, la guerre des gangs, etc...

 

Cherche pas, notre vie à côté de lui est trépidante comme un épisode de Petit Ours Brun.

   

Niveau dépaysement, adrénaline et rebondissements, ce bouquin est nickel, par contre je ne suis pas fan de tout, genre par exemple des passages un peu plus "philosophiques" en mode Coelho ou Eric.E Schmitt, mais ça c'est mon problème d'impatience à moi avec la littérature "baume au coeur" ou initiatique, que je t'ai déjà illustré par ici,  c'est mon côté Steven Seagal, ma faiblesse en définitif.

 

Pas super fan non plus des passages où ça cause d'amour, non pas par manque de romantisme, mais je les trouve un peu mielleux limite Marc Lévy (j'ai rien contre lui ni contre le romantisme, cf çà), (ca y est, voilà que je reparle comme un ranger qui vomit sur la Saint Valentin).

 

Mais en général c'est chouette et particulièrement haletant, il faut lui reconnaître à cet auteur un courage et une volonté incroyable surtout quand on sait que son manuscrit a été par deux fois détruit par des gardiens de prison, un roman écrit dans "le sang et les larmes", où quand l'écriture comme vengeance prend toute sa dimension. (Toute sa vie est encore plus folle, va jeter un oeil à sa bio, si t'as des miettes de restes d'anglais LV1).

En somme, Respect Mec.

 

Le résultat: un best-seller traduit dans 31 langues et publié dans 90 pays. Aussi un contrat pour acheter les droits (2 millions de dollars, excuse du peu)  signé avec Johnny Depp (excuse encore du peu) comme producteur et acteur principal, un film dont la sortie reste encore évasive, car il a pris beaucoup de retard du entre autre à un changement de réalisateur (maintenant c'est Mira Nair), mais probable sortie dans ton ciné en 2011 (à guetter car ça va forcément tout tuer).

 

Voilà c'est tout pour Shantaram, j'ai fait court (enfin moi je trouve que j'ai fait court).

 

PS: le côté aventure m'a un peu fait penser à l'ovni Cizia Zÿke, sauf que Gregory David Roberts est une version plus épique, plus empathique, plus humaine, plus héroïque que Cyzia Zÿke...

 

REPS: ce livre est une formidable transition à ma prochaine lecture, à un homme non moins fort (audiovisuellement parlant du moins), illustre acteur principal de "Walker, Texas Ranger".

 

Mon très cher lecteur de l'ombre, veux-tu bien m'excuser de mon manque de constance dernièrement, moi et ma dilletance allons tâcher d'y remédier au plus vite.  Je te laisse, je vais essayer de regarder un épisode du Texan justicier, à moins que je ne me décide enfin à brosser mon chien (ce qui est également chiant).

 

Mes sincères salutations distinguées pour toi.

 

 

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Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Littérature Australienne
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