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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 10:12

 

Voici un article d'un journal trouvé sur un fauteuil dans un train entre Londres Stansted et Liverpool St, il y avait aussi un reste de sandwich qui trainait à côté, mais en dépit de ma faim et comme il y avait des gens dans le wagon j'ai ignoré la tentation de m'accaparer ce bout de sandwich abandonné (manifestement au brie et à la marmelade d'oignons).

 

P3020325.JPG 

En gros si tu piges rien à l'anglais l'article raconte comme quoi il va y avoir un nouveau Bridget Jones, le 3ème quoi.

   

Amis chers lecteurs de l'ombre, pour ceux d'entre vous qui sont un poil snobs, le genre à plutôt crever que de se trémousser sur la danse des canards, éloignez vous de cet article, au risque de vous étrangler dans votre condescendance et vos airs supérieurs, et mourir anéanti de pitié pour moi.

 

Voici un billet qui cause de la littérature avec des oestrogènes, des cafés latte, du chardonnay et des Louboutin dedans, et du syndrome prémenstruel en veux-tu et bien tiens en voilà, et pas qu'un peu...

 

Avant toute chose, je vais mettre les points sur les "i", ou les barres sur les "t", ou la moitié du 5 de "ç cédille": je ne suis pas très portée sur ce genre de lecture, pas franchement du tout, même la torpeur d'une plage de canicule d'été Andalouse ne me fait  presque absolument jamais pencher vers ce domaine de lecture, plus communément appelé "La Chick Lit", entends par là la littérature de pouf', et c'est sans ironie et sans méchanceté que je le dis. Mais quand j'ai lu trop de livres un peu denses (oui ça m'arrive), j'ai parfois envie de faire une exception et d'ouvrir un de ces bouquins, que Marguerite Yourcenar + Duras elles doivent s'en retourner dans leurs tombes.

 

Helen Fielding et son "Journal de Bridget Jones" a déclenché quelque chose chez moi, c'était en 1996, une époque où je lisais des trucs de grande personne, Céline ou Sartre, aussi l'époque où NTM, Rage Against the Machine, Offspring et Pascal Obispo se faisaient de la place dans mes prédilections musicales (Pascal Obispo, oui messieurs, mesdames, mesdemoiselles, Pascal Obispo)(hum). Donc en 1996, l'année de mon BAC, que j'ai décroché avec une mention moyennement bien et qui reflète un peu tout mon parcours scolaire, c'est à dire "bien, mais peut mieux faire" (mais n'en a pas envie du tout, rapport à ce que le soir après l'école elle regarde Beverly Hills et Hartley Coeurs à Vif).

Donc je disais en 1996, apparaît "Le journal de Bridget Jones", cette trentenaire un peu couillone, qui se complait moyennement dans sa peau d'orange, qui a souvent  la main lourde sur la vodka, et qui s'auto flagelle à aimer toujours le sale type de l'histoire bien qu'il y ait un mec qui s'intéresse à elle, mais il a un pull en laine avec un cerf dessus que même ta grand-mère elle préfèrerait coucher avec Pascal Sevran que te le tricoter... Voilà en gros pour le résumé, si résumé il y a besoin de faire...  

 

Si Helen Fielding a déclenché quelque chose chez moi, c'est que j'ai compris qu'on pouvait jouer avec la "littérature", la décomplexer, la rendre futile et inutile, la trahir peut-être aussi, mais qu'on pouvait écrire des choses de fiotte et en faire son gagne pain, et qu'en plus ces choses de fiotte pouvaient être un moment agréable comme le sucre d'une barbe à papa qui craque sous le palais, ou des bulles de champagne qui rafraichissent la gorge (et oui c'est la fête du slip des métaphores à la con).

  

Helen Fielding a ouvert la brèche, après nous avons eu le droit à ce raz de marée gigantesque, énorme succès commercial de la littérature de morue comme dirait probablement une copine à moi, ou Chick Lit, qui continue encore de très, très bien fonctionner, enfin surtout en dehors de la France, berceau du snobisme par excellence. Helen Fielding a provoqué je crois quelque chose de bien, si on fait une analyse sociologique de niveau plus ou moins CE2... Elle a ouvert la porte à la littérature décomplexée, tout comme Danielle Steel a ratissé le passage à Marc Levy (je ne sais pas si Marc Levy serait très heureux de cette réflexion), Helen Fielding a fait de même à toutes les Isabel Wolff, Candace Bushnell, Lauren Weisberger, ou notre version frenchie Agnès Abécassis, etc... Dans le Vogue de ce mois-ci (oui je n'ai que des lectures de grande Madame) mis à part apprendre que Cameron Diaz prône la douche de 3 minutes, il y a un article sur Sophie Kinsella, l'auteur des bientôt  cinq volets de l'héroïne de "l'Accro au shopping",  et qui a battit son empire sur une héroïne victime du consumérisme (je peux pas t'en dire plus, car j'ai pas lu ses bouquins) (par contre j'ai vu le film, au prétexte que l'actrice principale, la rousse mignonne dont j'ai oublié le nom, est le femme de Sacha Baron Cohen, le génial Borat ou Ali G ou Bruno).

 

Evidemment, ces auteurs qui peuvent citer Laura Mercier et Jane Austen dans la même phrase,  on ne les verra pas invitées sur le plateau de "la Grande Librairie", quoique moi je trouverais ça rigolo voir même intéressant. Elles sont mises au placard du grand sérieux des gens qui font la littérature, mais une fois encore j'en reviens au même, toujours au même, je crois que pour moi, même si il y a des livres qui parlent, qui transforment, qui rendent meilleurs, (je doute quand même que la chick lit' procure ce genre de conséquences), je pense qu'avant tout le plus important dans la lecture c'est le PLAISIR. C'est comme de boulotter des pringles à la crème d'oignon devant une bonne série, genre Modern Family par ex, une part de la réponse "à pourquoi lire ?" est le plaisir (là je fais un clin d'oeil à Charles Dantzig, et son essai sorti en octobre 2010, "Pourquoi lire?", et qui serait probablement pas du tout d'accord avec moi) (du tout, du tout... )

 

 

- Cf d'autres lectures de pouf':  "Le diable s'habille en Prada"

 

- Cf d'autres lectures pour non snob averti et confirmé: "La prochaine fois" 

 

Enfin, pour en revenir à Helen Fielding et Bridget Jones, j'ai une question qui me taraude en ce qui concerne l'adaptation prochaine au ciné de la troisième partie: j'ai jamais été trop fan de Hugh Grant, moi je suis plutôt du côté des Benicio del Toro and co, le côté old british famélique très peu pour moi, mais bon voilà l'objet de ma question: Hugh Grant est pas franchement en train de vieillir comme Sean Connery disons, il prend de plus en plus le profil d'un Droopy grisonnant, il va quand même jouer 10 ans après le rôle du séducteur au coeur absent ?

 

Bon allez je te laisse, je vais regarder une redif' de Télé Foot en buvant de la 1664 tiède.

 

Ou pas. 

 

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Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Littérature de pouff'
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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 14:46

El diablo viste de Prada


Là encore l'éternel duel préjugé/curiosité avant de me plonger dans ce pavé (en Espagnol pour avoir l'excuse qu'à défaut de lire de la Littérature, je fasse un exercice idiomatique). Finalement la curiosité a triomphé. Au nom de cette auteur, je tenais encore à remercier Helen Fielding et sa Bridget Jones, qui ont facilité le passage de ces auteurs filles qui parlent d'histoire de filles, sans Helen Fielding ces nanas continueraient à écrire en vain pour leurs tiroirs. Ici une fille forcément mince ( mais malgré elle, car elle raille l'anorexie), se voit offrir l'opportunité de travailler pour un magazine de mode prestigieux, et son chef est un diable, un diable qui s'habille en Prada. Des fois tu souris pour des situations cocasses, mais c'est lisse, déjà ca manque de sexe (je ne suis David Duchovny, mais on dirait que ça a été écrit par Justin Bieber ou un Amish pour les moment les "plus physiques" du livre, et pour une disciple (malgré elle) d'Helen Fielding, c'est un comble. Disons que ce livre me donne des idées de parodie, "le diable s'habille chez Distri-Center" et là ça pourrait vraiment être drôle. "Le diable s'habille chez C&A et achète ses sous-vêtements chez Intermarché",   "Le Diable s'habille en Gushi" (ou comment une victime de la mode se fait couilloner sur E-Bay en achetant des vêtements de soit disant une marque italienne prestigieuse, mais qu'elle est un peu analphabète et que du coup elle a pas lu Made in China).

Bon allez j'arrête de faire ma méchante, car dans le fond j'ai passé un moment sympathique, c'est comme de regarder une comédie avec Jennifer Aniston, accompagné d'une gueule de bois terrible et d'une pizza aux quatre fromages, c'est sympathique te dis-je.


(Pas besoin de traduire. Bon je le fais quand même "le diable s'habille en Prada")

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  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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