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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:46

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Hola toi! Je fais ma revenante et reviens dans la "bloguerie dilettante bouquins" avec du pavé-best seller. 

 

C'est le genre de bouquin dont j'ai un peu la honte internationale de te parler, car je ne fais pas dans la nouveauté une fois de plus, j'arrive même bien après la tempête médiatique, mais comme c'est un peu mon habitude, voir ma signature, tu ne m'en tiendras pas rigueur, einh?

 

Marcus Goldman un écrivain qui s'est fait happé par un succès foudroyant à la publication de son premier roman, se retrouve paralysé en proie à la terrible page blanche à l'heure d'écrire son deuxième roman. Le temps presse, son éditeur et son armée d'avocats est à deux doigts de lui faire passer un sale quart d'heure s'il ne présente pas son nouveau roman, quand soudainement un évènement de poids va venir heurter Marcus et lui apporter toute l'inspiration escomptée: son ancien professeur d'université, Harry Quebert, son ami et mentor, se retrouve accusé de l'assassinat de Nola Kellergan une jeune fille de 15 ans disparue en 1975. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus va s'enfoncer dans une enquête complexe aux moults volte-face (ça se dit moyen je suppose).

 

Ce week end, j'étais à Madrid, partie voir les copains et titiller la nostalgie (cette garce), la nostalgie de cette ville qui fut mienne de nombreuses années, une ville où j'ai laissé une partie de mes artères coronaires... Avec des copines, à une terrasse où on se liquéfiait sous un soleil assassin un mini verre de rhum 7 ans d'âge qui se boit comme du nesquick (il faut toujours s'hydrater quand il fait chaud), on s'est arrêté un instant dans nos conversations sur ce bouquin qu'on venait toutes de lire plus ou moins récemment, et on n'est pas copines pour rien, car on est très souvent d'accord sur presque tout, et ce fut le cas sur ce bouquin. On a été unanimes sur le fait que oui il est difficile de le lâcher ce bouquin, on a envie de connaître l'issue de l'intrigue, mais on a trouvé ça bien longuet, pas âpre, mais avec des détours et des rebondissements un peu forcés, mais bon on n'était pas mécontentes non plus de notre lecture, de plus on a émis aussi un avis positif concernant les conseils du professeur à son élève apprenti écrivain que l'on trouve avant chaque nouveau chapitre, même si certains sont un peu cucul la pralinette en mode Karaté Kid, il y des petits conseils simples, un peu nouilles mais efficaces: "Les mots c'est bien, Marcus. Mais n'écrivez pas pour qu'on vous lise: écrivez pour être entendu".


Bref, ouais c'est pas mal quand même ce bouquin, et bravo aussi à ce tout jeune auteur genevois qui est né en 1985 les gars, ouais quand même, 1985.

 

C'est tout? 

 

Oui c'est tout.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 10:03

 

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Ho, ho, ho mon très cher lecteur de l'ombre. Allez, viens,  je t'emmène boire un petit vin chaud et on entonnera "Jingle Bells" en ouvrant la bouche bien grand et en tirant la langue pour avaler les flocons de neige qui se cassent la figure sur ma ville, car à l'instant même où je t'écris, il neige. IL NEIGE !!?!?! Allez je te fais l'impasse des commentaires météorologiques car je suis plutôt le genre à en avoir rien à carrer du climat, disons que je l'appréhende d'un point de vue fataliste, je suis pleinement consciente que je ne vis pas à Chypre, et donc j'assume les averses et la mousse sur les arbres, mais bon là quand même, il neige et moi j'avais rangé les gros manteaux, (kamikase), et donc du coup ben j'ai froid.

 

Bref on repassera pour les olives, les grillons et l'odeur de lavande qui chatouille les narines.

 

Sinon je voulais te parler assez promptement d'un bouquin que j'ai offert à ma mère, et comme elle est en train de lire d'autres livres, et bien du coup je lui l'ai subtilisé. C'est ce qu'on appelle avoir le sens du cadeau malin.  

 

Une petite ville de la Costa Blanca, l'été s'achève, les touristes et leurs claquettes en plastique sont partis, une fille aux cheveux rouges, Sandra, vient se poser et essayer de prendre du recul par rapport à la découverte de sa récente grossesse et se pose la question "elle va où ma vie?". Lors d'un léger malaise sur la plage, elle fait la rencontre d'un vieux couple d'octogénaires norvégiens: Karin et Fredrik Christensen. Une amitié va commencer entre eux où Sandra y verra comme un substitut de grands parents. Il y a aussi un très vieil homme, Julian, un homme dont la vie est depuis longtemps "un supplément gratuit, sans plus",  un ancien républicain qui a survécu à l'horreur nazi du camp de Mauthausen, et qui a dédié sa vie à chasser les nazis qui ont échappé à la justice et coulent des jours heureux comme c'est le cas des Christensen. Un vieil ami qui vient de décéder le lance donc dans cette station balnéaire sur la piste d'anciens criminels, dont celui du "boucher de Mauthausen": " Dans cet endroit qui sentait la chair brûlée et où les êtres comme Heim étaient les maîtres de la vie et de la mort, j'avais cessé de croire en Dieu ou bien il avait cessé de m'intéresser. Si le Dieu des vertes vallées traversées par des fleuves aussi beaux que le Danube, le Dieu des étoiles et des êtres qui nous comblent de bonheur était aussi celui de Heim, des chambres à Gaz et de ceux qui ont du plaisir à voir souffrir les autres, ce Dieu, quel que fût son nom dans les mille et une religions du monde, ne m'intéressait pas." Et bien évidemment Julian va essayer de prévenir l'innocente Sandra de l'idendité véritable de ses nouveaux "amis"... 

 

Voilà l'intrigue est plantée, inspirée de personnages réels, le thème était pour moi captivant, mais même si je ne me suis pas franchement ennuyée, j'ai trouvé la chute assez molle et le style gnangan, en gros quelque chose qui ne laisse pas un souvenir impérissable. J'avais misé beaucoup d'espoir dans ce bouquin qui a beaucoup fait parlé de lui en Espagne et en Italie en raflant le prix Nadal en 2010, je veux croire pour l'auteur madrilène Clara Sanchez que la traduction a été faite un peu par dessus l'aisselle, avec pas beaucoup de conviction, il faudrait pour me faire une opinion plus juste que je le lise en espagnol, mais euh voilà disons que j'ai d'autres chats à fouetter.

 

Bon ben encore un livre bien mais pas top, après je trouve que ça reste un thriller quand même assez complet en proposant ce thème de l'impunité des criminels nazis, mais voilà comme je te disais, j'escomptais un peu plus de peps à ce bouquin (c'est laid "peps" comme mot) (oui en même temps je pouvais lui trouver un synonyme).

 

Mais là par contre en ce moment je suis en train de lire un bouquin qui est super chouette les gars, si tu regardes de temps à autre mon instagram, je l'avais mis en wish list et puis en fait je me le suis acheté, parce que flûte voilà je le voulais, et je ne suis vraiment, vraiment pas déçue.

 

This one:

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Je te souhaite un très bon WE où que tu pourras pas regarder pousser ton basilic un verre de rosé à la main, je te le dis moi.

 

 

 

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 11:01
 
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Ça c'est le genre de bouquin qui me tatillait l'envie d'avoir envie de l'acheter depuis un petit bout de temps. Il est assez récemment sortie en poche, et du coup je me le suis mis sous le coude.
 
Herman Koch, romancier, scénariste, acteur néerlandais, nous plante là un presque huit clos, un dîner entre deux frères et leurs femmes respectives dans un resto chic d'Amsterdam, le genre de restaurant où il faut réserver au moins trois mois à l'avance pour peut-être n'avoir (en plus) que la table à côté des toilettes. La tension est palpable, au delà du fossé social et politique qui semble séparer ces deux frères, il y a un non-dit, un truc sombre qui bourdonne, l'ambiance est étouffante comme l'instant qui précède un orage, un orage violent: leurs fils ont commis un acte terrible qui sera forcément lourd de conséquences pour tous.
 
Voilà, alors mon verdict ?
 
Ah ben oui j'ai bien aimé, certes, mais j'ai pas adoré comme je l'espérais. La faute un peu à une critique que 10/18 a collé sur la couv' arrière et qui stipule globalement que ce livre est placé sous "le haut patronage de Tarantino". Donc je veux dire si tu me vends du Tarantino, je m'attends à du Tarantino (logique implacable qui est mienne), et donc je sais pas mais Tarantino c'est selon moi du tsunami d'hémoglobine, et je suis cliente. Mais là malgré l'horreur du crime commis, on est plus proche de Tarantinette que de Tarantino (si tu me permets), enfin en gros j'irai même plus loin je ne vois pas le rapport. Par contre je dois admettre que l'intrigue est menée avec cette excellence qui te met un peu le noeud au ventre, et au delà de l'argument du polar, c'est surtout la critique sociale que j'ai aimé, et aussi quand le vernis des familles craque et commence à montrer ce qu'on voudrait condamner au mutisme.
 
Bref c'est quand même plutôt chouette en somme, mais rien à voir avec Tarantino. Tiens en parlant de ce dernier, je décède d'envie d'aller voir "Django Unchained", mais je sais pas si t'es comme moi et que tu as de la progéniture à la maison, mais quand on arrive à se dégager des petits moments à deux, avec mon mari on va plutôt faire les foufous avec les copains et le lendemain des fois on a un peu mal aux sourcils. Le dernier film que j'ai été voir au ciné remonte à cet été, c'était le Batman où Marion Cotillard ne brille pas en terme d'agonie, mais que quand même on s'en fout car c'est une super actrice, quand même. Alors tu vois ma moyenne au ciné depuis que je change des couches et raconte des histoires le soir, c'est genre 2 films par an, ou un truc dans le style (pourri). Bon par contre je me récupère largement à la maison et on enfile des sessions DVD, et voilà un de mes derniers coups de coeur c'est "Savages" le dernier d'Oliver Stone que je te conseille einh t'as compris.
 
Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre car c'est pas facile de te parler sérieusement d'Oliver Stone et Tarantino quand on a ça en fond sonore dans son salon et qu'une petite personne de moins de 80cm se déhanche dessus:
 
 
 Et toi c'était quoi ton dernier film hautement recommandable ?
 
 
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:52

 

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C'est le genre de bouquin que j'aurais aimé écrire.

 

Je suis un peu jalouse.

 

Mais en même temps il y a un sacré malade mental derrière ce bouquin, que je vois bien se réveiller de temps à autre dans des draps de motel insalubre avec trois filles qui ont toutes des seins qui regardent Dieu, l'atmosphère chargée de whisky bon marché, de drogues synthétiques, de mégots de cigarettes qui font des pyramides sur une moquette qui n'est plus toute jeune. Alors que moi je suis une respectueuse mère de famille qui achète son Elle tous les vendredi matin, déteste le vernis écaillé sur les ongles, qui a toujours du doliprane dans son sac à main, qui sait repérer les codes promo chez Vert Baudet, et qui tient la porte aux gens et dit toujours aux commerçants "passez une très bonne journée" avec des dents qu'elle entretient fréquemment chez le dentiste. Alors...

 

Dans ce ciel bas, si bas que tu crois qu'il va se casser la gueule d'un moment à l'autre, je viens te présenter un OVNI. Je suis fan.

 

Laisse moi avant te mettre en musique avec Robert Rodriguez et son groupe Chingon, que quand je lisais ce bouquin j'arrêtais pas de penser à la musique de Robert Rodriguez, et pour cause. 

 

 

Voilà un paquet de temps que je te parle de ce bouquin, que les éditions Sonatine comme d'hab'ont eu le flair avant les autres pour mettre la main dessus. J'en avais entendu parler par le biais d' un mec qui avait un blog qui s'intitulait "La mouche dans la soupe" et qui avait une bien jolie plume ce con, mais qu'il a décidé de disparaître de la blogosphère, et que du coup je peux même pas te linker la source de mon envie de lire ce bouquin. J'ai attendu comme presque toujours à mon habitude sa version poche, juste parce si je devais acheter mes livres en non format poche, financièrement je devrais probablement considérer à me prostituer.

 

Petit résumé de l'histoire, s'il est possible de la résumer:

 

Dans une ville oubliée de tous, poussiéreuse à souhait, une ville où brûle un soleil sans vergogne, quelque part en Amérique Latine, Santa Mondega, une ville de western, une ville où on a la gâchette facile, où le crime est monnaie courante, une ville, "capitale mondiale des créatures du mal".  Il y a ce bar le Tapioca où on vient se réapprovisionner en infernales gueules de bois. Ce bar a été la scène d'une terrible tuerie il y a 5 ans, seul le barman Sanchez s'en est tiré, le massacre est signé "le bourbon kid", un tueur en série qui dès qu'il boit un verre de bourbon se transforme en gigantesque machine à tuer. On se rappelle encore l'odeur de sang et de supplice dans cette ville où pourtant on côtoie la mort au quotidien, et je peux te dire qu'on déconne pas et plutôt on frémit au souvenir de la tuerie du Bourbon Kid. La nuit de la fête de la Lune approche, et on sait que la fameuse Pierre de la Lune ne doit pas tomber entre de mauvaises mains. Il y a aussi ce bouquin que si on le lit on termine massacré atrocement. Le danger gronde, on sait qu'il est imminent,  la tension est grande dans cette ville où pourtant la mort règne en maître...

 

Un bien grand mystère se cache derrière l'identité de l'auteur, les rumeurs les plus folles se baladent, on dit que cela pourrait être Tarantino mais aussi le Prince Charles (rires)... En tout cas seuls son agent et éditeur britaniques connaissent l'identité de cet auteur à qui les maisons d'édition ont fait la fine bouche, du coup il a du s'auto-publier sur internet. Le premier mois il a vendu 34 exemplaires de son "Book with no name" (je suis fan du titre original), puis un bouche à oreille efficace a été par la suite à l'origine de ce succès fulgurant, un succès international dont l'auteur lui même s'étonne, les droits d'auteurs de ce bouquin ont été achetés par le producteur de Tueurs Nés et Transformers. Et l'auteur a donné suite aux aventures du Bourbon Kid avec deux autres bouquins.

 

Inclassable, ce livre est inclassable. (Inclassable, c'est un mot que j'aime bien, un mot sans rondeur, envahissant, mais qui implique au moins de laisser une trace dans la mémoire).

Disons que si on devait mettre tous les ingrédients du livre dans un shaker, ce seraient les suivants: déjà une bonne et sacrée dose de whisky, de bière et aussi de bourbon, des tueurs à gage patibulaires, des mecs avec de la rocaille dans la voix, des mecs avec une  "voix sur laquelle on n'aimerait jamais mettre un visage" , que du personnage parfaitement infréquentable, du western, de la science fiction-fantaisie, des bonasses dont une qui revient d'un coma de 5 ans, un serial killer bien barré, des flics acharnés, des moines-karaté kid, des vampires, des loups garous, ah et tiens pourquoi pas des épouvantails qui te font ta fête à minuit... Voici donc un livre qui ne rentre dans aucune case, ma définition serait un pastiche de thriller gore terriblement hilarant. Il y a ouais du Tarantino dans ce talent, mais surtout du Robert Rodriguez je dirai, un petit peu de John Carpenter aussi, enfin en tout cas il y a un talent de malade mental encore, qui rit de la mort et la tourne en ridicule, c'est le gore et l'humour qui priment dans ce livre et le rythment,  le tout joyeusement agrémenté de pleins de références télé, ciné, musique, délicieuses.

 

Je te balance quelques extraits: 

 

""-... tu te prends pour un gros dur, toi ?

- je ne suis pas un gros dur.

- Alors ramasse ta cape et casse toi d'ici."

L'ordre est assez peu pertinent l'inconnu n'avait pas enlevé sa cape."

 

" Marcus la fouine avait encore la gueule de bois... en temps normal, il n'aurait jamais gaspillé son précieux Rohypnol pour quelqu'un avec qui il n'avait pas l'intention de coucher, mais Jefe portait au cou une superbe pierre précieuse bleue."

 

Sinon voici quelques petites descriptions de cadavres qu'on trouve en chemin:

 

" Sa langue, bien qu'elle ait été coupée en deux, n'avait pas été arrachée non plus. Son estomac avait été grand ouvert et, selon l'un des membres de l'équipe scientifique déjà présente, on avait traîné Marcus la Fouine par les boyaux dans une bonne partie de la chambre. Plusieurs clients de l'hôtel avait dit avoir entendu plusieurs coups de feu. Cela expliquerait les deux genoux éclatés, mais l'on avait toujours pas retrouvé la moindre douille."

 

Mais attends j'ai mieux encore comme exemple:

 

" L'homme avait été littéralement fixé à l'aide d'un arsenal de petits couteaux. Certains transperçaient ses mains, d'autres ses pieds et deux autres sa poitrine. On en avait enfoncé un dans sa gorge, deux, assez vicieusement, dans ses orbites et, apparemment, un autre dans son entrejambe. Aïe, putain! Il était assez difficile de s'imaginer à quoi avait bien pu ressembler cet homme de son vivant, vu son état présent. Sa peau était comme vernie de sang, et ses vêtements avaient été réduits en lambeaux. Jefe avait l'impression qu'il avait été écorché par une meute de bêtes sauvages avant d'être mis ainsi à sécher."

 

Et celle là qui plante bien l'atmosphère de Santa Mondega:

 

"Première leçon: à Santa Mondega, quand quelqu'un tient des propos un peu délirants, il y a fort à parier que c'est vrai."

 

Allez mon très cher lecteur de l'ombre, je te laisse je dois allez m'acheter un rouge à lèvres de catin. Prends bien soin de toi. 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:47

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Je vais faire court car je suis malade comme un renard atteint de rage + lèpre + surtout de pharyngite aigue, j'ai l'impression d'avoir un kayak dans la gorge et que de ce kayak coule de la lave, ma mère vient de m'appeler Monsieur au téléphone, et à force de me moucher le nez avec du PQ, on dirait que mon nez a subi le passage d'une fête à la Charlie Sheen (oui je fais référence à des substances illégales), et genre même avec du maquillage + anti cernes de chez Mac à la truelle on dirait que je suis un panda tox' . 

Je suis un peu comme si je m'étais levée des 2 pieds gauches, et le premier que je croise et qui me dit "bois du thé au miel-citron, y'a rien de mieux", je lui vomis au visage en mode Regan, la fille dans l'exorciste, les litres de thé bouillant miel-citron que je m'avale en vain. 

Alors oui je vais faire court.

 

Voici ce que j'appelle de la littérature de craquage, et que tu peux passer ton tour, si tu es plutôt testostéronalement littéraire, ou même pas. Tu auras pu constater au gré de mes lectures que c'est un peu difficile de me mettre dans une case de tel ou tel type de lectrice si ce n'est celle d'un joyeux bordel d'éclectisme (ou lecteur schizophrène si tu préfères).

En ce moment je suis en plein bipolarisme lectovore. Je viens d'achever cette lecture et j'ai enchaîné sur le fameux "Livre sans nom" dont je t'ai parlé maintes fois comme par ici, et qui est désormais en poche. Comparer ces deux livres, c'est comparer les films de "Sex and the city 2" et "Machete" de Robert Rodriguez, tu vois le rapport ? non ? c'est normal y'en a aucun.

 

Ceci est de la littérature pour femelles, j'en lis peu, voir jamais, le dernier souvenir que j'ai c'est "Le diable s'habille en Prada"et il y a eu de l'eau à couler sous et sur les ponts depuis (c'était en 2006, c'est pour te dire), mais voilà j'avais envie de légèreté, j'ai acheté aussi un sachet de mini milky way, comme ça le craquage était complet, et la boucle bouclée.

 

Rachel Johnson, l'auteur, est une journaliste britannique et accessoirement son frère est maire de Londres (ce qui doit quand même être fort pratique ). Elle vit depuis toujours à Notting Hill, ex quartier bohème, devenu véritable ghetto à grosses fortunes des financiers, que genre tu peux avoir les sous de Julia Roberts et Hugh Grant réunis, tu restes un mickey niveau compte bancaire à côté de cette élite là. Et donc c'est à partir de ce récent panorama que l'auteur décide de s'attaquer aux travers et moeurs de cette infime partie de la population qui vit complètement en marge des autres, de nous, de nous tous... ce qui se veut être une satire, s'apparente effectivement à une satire mais légère, beaucoup trop légère, et c'est dommage on se dit pourtant qu'il y avait matière à faire mieux, et que ça reste vraiment beaucoup trop superficiel. On est bien d'accord que si tu es client d'une satire perverse et crue du monde financier (entre autres) par exemple tu iras plutôt du côté d'American Psycho" de Bret Easton Ellis, on est bien d'accord.

Ici il n'y a pourtant pas erreur sur la marchandise, déjà rien que le titre qui est un clin d'oeil à Lauren Weisberger (le titre original est vachement mieux "Notting Hell"), et puis les couleurs du bouquin, des tons pastels comme une boite de macarons suggérant un contenu quand même plus proche de la Chick litt", et c'est ce que c'est.

Voilà de la lecture de minette, pas extrêmement imbuvable, mais alors définitivement pas indispensable, c'est de la littérature de confort, de craquage, ce que j'appelle aussi de la littérature de pouff' mais avec bienveillance et zéro condescendance, rappelle toi j'avais même fait tout un billet pro-littérature de pouff'. Par contre je ne suis pas condescendante pour un poil, mais j'admets que je suis une grosse snob, jamais je ne lirai dans un lieu public ce genre de bouquin, over my dead body les gars, snob for ever.

 

Allez je vous laisse, je vais aller faire un truc de fou: me moucher.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:16

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Le livre a traîné chez moi pendant quelques temps. Je l'avais sauvegardé des dangers majeurs de la maison à savoir que la majorité des dangers émanent des prétentions artistiques de ma fille ou comment ruiner tout avec des crayons feutres et/ou peinture, ce livre je l'avais donc mis en hauteur, et du coup j'ai presque failli l'oublier. Pourtant la copine qui me l'a passé, me l'a soumis avec des étoiles dans les yeux en me disant que c'était "l'histoire d'amour la plus jolie du monde". Oui enfin si tu te souviens bien je suis du genre à snober la littérature dite romantique, et je ne te parle pas de la collection Harlequin les gars, mais j'ai du mal quand l'argument principal du livre est l'Amour, surtout si ça frise le côté mièvre et cliché, car moi la saint Valentin je lui vomis dans la bouche (oui image très charmante). Néanmoins je ne suis pas non plus sectaire et encore moins quand j'ai confiance dans les goûts de ma copine (qui plus est une talentueuse photographe que je t'invite à aller voir son superbe boulot par ici).

 

C'est un livre précieux, de ceux que les pages sont presque devenues ocres par le temps, tâchées ça et là de marques plus sombres, témoins que ce livre est au moins vieux presque comme le chanteur des MotorHead qui va jamais creuver je te le dis moi (si je ne me trompe pas l'édition que j'avais entre les mains date de 1938). La couverture est sobre et élégante, et je tremble comme une malade à l'idée qu'elle tombe entre les mains de ma fille, qui aurait tôt fait de lui coller de l'Hello Kitty et de te lui dessiner dedans "des manèges avec tout plein de vent" (qui est une de ces rhétoriques artistiques ultime). Disons que le bouquin j'y ai fait gaffe comme jamais, alors qu'en général dans mes livres mis à part mes gribouillis habituels, tu peux aussi y trouver des miettes de pain, des tâche de thé, et si tu cherches bien tu y trouveras certainement un demi smarties et un reste de rillettes de thon.

 

Lajos Zilahy est un auteur hongrois (1891-1974), romancier, dramaturge et scénariste, c'est un écrivain qui a connu l'exil et la clandestinité à plusieurs reprises et qui était le chef de file de la jeune littérature hongroise de l'entre deux-guerres, et dont moi j'ignorais parfaitement l'existence. Il semble être plus connu pour une trilogie qui s'articule autour d'une famille: Les Dukay. 

"Printemps Mortel" est un livre qui a été publié en 1930. Il s'agit d'un jeune homme de trente ans, qui s'enferme dans une chambre d'hôtel à Budapest et écrit une lettre à son ami d'enfance qu'il vient juste de croiser par hasard dans le hall de ce même hôtel.  On sent dès le départ qu'une tragédie gronde, que de cette belle histoire d'amour qui commence avec Edit, naîtra l'amertume, le poison et l'issue fatale. Donc il tombe raide amoureux de Edit, fille d'un puissant général, naît alors un amour intense qui va mourir avec le choix qu'Edit fera d'un autre prétendant, du coup fou de douleur il part se réfugier dans sa maison en campagne sur ces terres, et dans le train qui le conduit il rencontre une autre femme: Josza. Cette dernière ne lui fera pas le même effet que l'amour perdu, mais finalement au bout du compte il s'engage dans un CDI amoureux avec Josza, mais à l'orée du mariage avec elle, voici qu'Edit réapparaît toujours aussi  folle d'amour pour lui, enfin genre comme si c'était une télénovela sud américaine... Du coup face au choix de l'impossible, il se choisit la mort. Je suis désolée je ne lui rends pas hommage à ce livre, et certainement que je ne lui rends pas justesse non plus, car évidemment il y a certainement plus de thèmes ou d'éléments positifs à soulever, mais j'ai beaucoup d'impatience désormais avec les bouquins "je t'écris avec mon sang, que ceci est mon dernier soupir, que la vie est une garce et l'amour sa pute."

 

Du coup je ne vais pas m'étendre sur le sujet car j'ai mieux à faire comme de me repeindre les ongles de main en rouge ferrari-kangoo, mais je voulais juste dire que même si c'est superbement écrit, c'est chiant (Bernard Pivot tu peux aller te coucher).

 

J'ai quelques bouquins qu'il faut que je te cause dont un que suis en train d'adorer qui est une biographie d'Heydrich, certainement l'homme le plus dangereux du III ème Reich, "HHhH" de Laurent Binet, lauréat du Goncourt du premier Roman en 2010, lis-le c'est juste super bien. J'ai assez envie de lire des bios, même romancées en ce moment, j'en ai une de Jayne Mansfield de Simon Liberati qui me fait de l'oeil dans la rentrée littéraire, entre autres, saloperie de rentrée littéraire, c'est comme une côte de boeuf au barbecue pour moi, du vice...

 

Sinon, je sais que ma présence dernièrement laisse plus qu'à désirer, je te présente mes salutations distinguées de mes plus plates excuses, sache que vraiment je travaille pour non seulement repointer le bout du nez avec assiduité, mais avec une autre intensité, une dynamique différente, que faites Jesus Marie Joseph le charpentier que j'y arrive assez vite, car je me désespère.

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 16:20

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Non, je ne me suis pas fait enlevée par un alien (je réserve ce privilège à des gens comme çà). (Par ailleurs si un jour je me faisais enlever par un alien, je lui chanterais tellement fort du Frédéric François ou du François Feldman, qu'il serait bien obligé de me virer de son improbable navette-ovni et de me ramener chez moi.)

 

Je sais que j'ai disparu de la circulation bloggaire. Depuis un peu plus d'un mois, j'ai du retirer 6 fois mes bottes avant des contrôles de sécurité aériens (découvrant à chaque fois avec un petit semblant de honte que j'avais ENCORE des trous dans mes collants), le peu de temps où j'ai été chez moi, soit j'ai hébergé dans mon humble demeure moults voyageurs, soit j'ai lutté contre une crève que j'ai bien cru que j'allais terminer comme Molière (cf tuberculose), en bref franchement je ne me rappelle pas trop le moment où j'ai disposé ne serait ce que d'une petite demi-heure...

 

Me voilà donc  ENFIN SEULE, assise avec une tasse de thé noir, dévorant les derniers smarties de ma progéniture (j'accuserai le chien beige), avec comme seule compagnie le bruit de la machine à laver, et je suis très contente d'avoir un petit moment de répit pour te causer de ma dernière lecture.

 

"7 mers et 13 rivières", on dirait presque le nom d'un conte, sauf qu'en fait le titre original est "Brick Lane" qui est une rue du quartier de Tower Hamlets, à l'est de Londres, zone de forte immigration asiatique, et en particulier Bangladaise. (Parfois la pertinence du choix d'un titre pour un livre étranger me laisse un peu perplexe, je ne comprends pas franchement pourquoi le traducteur et/ou la maison d'édition ont fait le choix de ce titre là, je le trouve un peu couillon et après avoir refermé les 571 pages du livre, je ne lui en saisis pas l'intérêt).

 

Résumé: l'héroïne, Nazneen, est née à Dhaka, Bangladesh, dans un état de détresse physique qui ne laissait pas espérer beaucoup quant à ses chances de survie, mais le Destin auquel l'a abandonné sa mère, a voulu être clément à son égard et lui a accordé la vie, enfin la survie. Le Destin, cette supposée vision sympathique de l'avenir, s'est par la suite un peu moins soucié de son cas puisqu'elle se retrouve mariée sans qu'on lui en ai demandé son avis à un homme, Chanu, "vieux- d'au moins 40 ans" et qui ressemble à une "grenouille". C'est ainsi qu'elle se retrouve dans la banlieue Est de Londres, ne parlant presque rien de l'anglais, en bonne épouse d'un homme pas méchant mais inefficace. En parallèle de sa vie qui continue tant bien que mal, elle entretient une relation épistolaire avec sa soeur Hasina restée à Dhaka, à exactement 8011 kilomètres d'elle ("8011 kilomètres"  aurait presque fait un meilleur titre, si je peux me permettre d'avancer, modestement, car ce livre est un livre pont entre ses deux pays). Donc la vie de Nazneen s'écoule comme un robinet qui fuit des gouttes droites et sonores, elle perd un enfant, puis naissent deux filles, et puis un jour, le retour au pays, celui qui fait tant rêver Chanu se fait effectif, elle doit faire un choix pour elle et ses deux filles désormais adolescentes...

 

L'auteur, Monica Ali est née en 1967 à Dhaka, capitale de ce qui est désormais le Bangladesh. Pendant la guerre civile qui déchire l'est et l'ouest du Pakistan, à l'âge de 3 ans elle déménage en Angleterre où elle continue de résider. Elle a commencé à écrire à 31 ans, et on peut admettre qu'elle a eu un bol monstre puisque en montrant les premiers chapitres de son premier roman (celui-ci même) elle s'est vue offrir un contrat de publication, plus incroyable encore elle s'est retrouvée en 2003 dans la prestigieuse liste de la revue littéraire anglaise Granta, comme l'un des meilleurs écrivains outre-manche de la décennie, et ce avant d'être publiée... Par la suite elle a écrit "Café Paraiso" qui a connu un succès beaucoup plus discret, puis le dernier publié en France "Dans la cuisine" qui me fait de l'oeil, enfin sort là en Angleterre, dans rien du tout, c'est à dire le 31 mars, son dernier roman "The Untold Story", qui est un livre qui projette dans la fiction si Diana ne s'était pas tuée dans le tunnel de l'Alma. A ce sujet je me permettrai de faire une légère digression: ayant été "guide touristique-taxi" à Paris, je peux vous dire que les gens étaient beaucoup plus prompts et enthousiastes à savoir où se trouvait le Pont de l'Alma rapport à la mercedes et Lady Di, que de savoir par exemple où se trouvait le Musée d'Orsay. J'en ai gardé un amour infini pour le tourisme de masse...

Bref.

 

Ce livre a soulevé une lourde polémique: beaucoup de Bangladais l'ont jugé trop caricatural, surtout les Bangladais musulmans, beaucoup ne se sont pas reconnus dans les personnages , ce n'est pas pour rien que les médias l'ont à l'époque qualifiée de la nouvelle Salman Rushdie, cette polémique s'est attisée avec le projet du film qui est finalement sorti en 2007, en France sous le nom de"Rendez-vous à Brick Lane". Je crois que ce bouquin a autant à voir avec "Les versets sataniques" que Marc Lévy avec Le Clézio, mais bon... Je ne l'ai pas trouvé désagréable, il y a des passages très drôles, d'autres franchement tristes, mais néanmoins je lui ai trouvé de l'énergie et de l'optimisme, malgré certaines longueurs.

Cependant je crois que dans la même veine en auteur anglais et de la même génération, j'ai largement préféré "Sourires de loup"  de Zadie Smith, qui traite avec plus d'ampleur, un humour plus subtil,  avec aussi plus de perspicacité du thème de la complexité du muticulturalisme en particulier à Londres, des préjugés, du racisme ordinaire,  de l'intégration, de la volonté aussi de conserver sa culture, la blessure du pays lointain, les racines en suspens... Hanif Kureishi, un autre auteur anglais, excelle aussi dans ce sujet, je te conseille en particulier "Quelque chose à te dire".

 

 

Quelque chose à te dire                                      Sourires de loup 

 

 

Voilà c'est tout je n'ai plus rien à ajouter, sinon que la première et la dernière fois que j'ai été manger à Brick Lane, j'ai cru que c'était une blague les trois morceaux de poulet anorexique tikka masala que j'avais dans l'assiette. Je n'ai pas trop le sens de l'humour en ce qui concerne le contenu de mon assiette, je suis une gourmande (Gargantua c'est le Dr Dukan à côté de moi), et donc du coup maintenant toute ma vie à chaque fois que je penserai à Brick Lane, je me demanderai où se trouvait le reste de mon poulet...

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:59

"Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes."

"Les mathématiciens les appellent premiers jumeaux: ce sont des couples de nombres premiers voisins, ou plutôt presque voisins, car il y a toujours entre eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment. Des nombres tels que le 11 et le 13, tels que le 17 et le 19, le 41 et le 43. Si on a la patience de continuer, on découvre que ces couples se raréfient progressivement...Mais au moment où l'on s'apprête à baisser les bras, découragé, on déniche deux autres jumeaux, serrés l'un contre l'autre..."

 

Même si j'avais eu un prof de maths qui ressemble à l'auteur, physicien de surcroît, je n'aurais pas mieux compris car la bosse des maths m'est aussi éloignée qu'un tatouage de Dita Von Teese sans soutif sur la fesse droite de Benoît 16:

 

imagesCAKEQ4C3.jpg 

On est plus proche de Jude Law que de ces autres confrères physiciens:

 

imagesCA09FKT2.jpg                            imagesCANVWG52.jpg

 

 

Bref...  

Alice et Mattia sont ces nombres premiers. Alice et Mattia et leurs blessures silencieuses, leur parallélisme dans la douleur et le traumatisme, pour l'une la rancoeur d'un accident qui la laisse boiteuse à vie, et pour l'autre le poids de la culpabilité de la disparition de la soeur jumelle. Tous deux grandissent avec leurs fardeaux et extériorisent le mal qui pourrit en eux par l'anorexie pour Alice et par l'autoscarification pour Mattia. Ils trouvent refuge pour l'un dans le monde complexe des chiffres et des mathématiques, et pour l'autre dans la photographie. Ce sont deux êtres fragiles et délicats, complexes et poétiques, broyés et presque résignés, c'est l'histoire aussi d'une amitié ambigüe et de deux êtres à qui on n'a pas remis le mode d'emploi d'une vie facile et légère.

Bon en gros ce n'est pas la fête du slip de l'optimisme et de la résilience ce bouquin.

Mon gros problème à moi, c'est que j'ai un énorme souci d'empathie avec des protagonistes sombres et peu enclins à de la positivité, tous ces personnages immobiles et passifs dans leur souffrance pour moi c'est un peu énervant. Et ça m'énerve que ça m'énerve, j'aimerais pouvoir me détacher totalement, faire abstraction mais à chaque fois c'est plus fort que moi, j'ai du mal avec les héros torturés et sans trop d'espoir. Mattia et Alice ne sont pas non plus comme Mathilde et Thibault des "Heures souterraines" , ce qui est déjà un peu mieux car rappelle toi que j'ai souffert avec ce bouquin de Delphine De Vigan.

 

Cependant, malgré mon côté Sergent Major et labrador heureux qui compromet mon empathie et mon confort pendant ce genre de lecture, je dois avouer que c'est divinement écrit, sans effort de style, efficace, redoutablement efficace, lumineux et terrible à la fois.

 

Paolo Giordano est devenu à 26 ans le plus jeune lauréat du prix Strega en 2008 (équivalent italien du Goncourt), un véritable phénomène éditorial en Italie où il a dépassé le million d'exemplaires quand même, et la population italienne étant de 60,4 m° d'habitants à peu près, c'est 1 personne/60  qui a lu ce bouquin, ce qui est plutôt honorable... Physicien dans la vraie vie, quand son héros Mattia veut faire "un mémoire sur les zéros de la fonction zêta de Riemman", Paolo Giordano sait de quoi il parle, mais il casse le mythe (qui n'appartient certainement qu'à ma mythologie à moi) du physicien au coeur pragmatique et hostile à la poésie et à la magie, car oui ce roman est aussi un roman poétique et magique.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

PS: En septembre 2010 la version grand écran est sortie en Italie, la Bande annonce est en italien, ce qui fait que j'ai juste compris les prénoms mais bon, quand même voilà tu ne pourras pas dire que j'ai oublié de te mentionner le film.

 

REPS: ou comment te donner une idée pour passer du bon temps... En cherchant à quoi peut ressembler une application de la fonction de Zêta de Riemman, celle du mémoire de Mattia, je suis tombée sur ce forum de petits génis en mathématiques, c'est encore presque plus drôle que les forums de femmes enceintes (où pourtant il y a souvent matière à beaucoup ricaner, tellement tu lis des trucs d'un niveau extraterrestrien d'idiotie) (parenthèse méchante close).

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 22:24

Lettre d'une inconnue


Petite digression: "Heal the world, make it a better place, for you and for me, and the entire human race"....Digression terminée.

Revenons en au bouquin dont la couverture est rose "Miami Barbie bitch" comme mon blog:

Il s'agit de la lettre d'un aveu, l'aveu d'un amour non consommé, d'un amour tapi dans l'ombre, d'un amour qui broie les os un à un et ce jusqu'à la mort. C'est de ça qu'il s'agit.

La lettre d'une femme, lettre d'outre-tombe à l'amour de sa vie,  le père de son enfant qui lui l'enfant vient de mourir (j'ai reniflé beaucoup pour ne pas pleurer). L'homme en question, un célèbre écrivain, apprend par cette lettre autant sa paternité, désormais avortée, que la passion folle de cette femme pour lui, sans qu'il n'ait pu ni la percevoir, ni la concevoir.
C'est impressionnant ce texte, bouleversant, terriblement humain comme cri, et ce même si vraiment je trouve la mort de l'héroïne et son secret si douloureusement caché, définitivement peu pratique et pragmatique à mon goût. Si je peux me permettre. Si je peux me permettre de dire çà. Stefan Zweig est immense, alors les gens immenses, et qui méritent leur immensité sont intouchables un peu quand même. Je ne dirai rien de plus à ce sujet, Stefan Zweig est indispensable.
Juste je comprends pas  pourquoi il y a en intro la préface d'Elsa Zylberstein, je ne nie pas qu'elle est intelligente cette nana, mais bon de là à la coller en intro de Zweig. Franchement je comprends pas, mais bon ça me dérange pas plus que ça. J'ai d'autres chats à fouetter ce soir, comme de me virer de la tête "Heal the World".

Aujourd'hui je ne ferai pas de dédicasse au père du Moon Walk, sinon à mon prof de musique de 5ème C, de dessin, de français, d'histoire-géo, d'éducation civile (et oui dans les écoles privées catholiques on est polyvalent et on a mauvaise haleine )  et qui nous a fait chanter environ 1000000000076 de fois  "Heal the World".

Spécial dédicasse aussi à la moquette de ma chambre de gosse, qui a morflé comme une malade face à mes improvisations chorégraphiques sur "She drives me wild".

PS: Euh oui, effectivement, aucun rapport entre Stefan Zweig et Michael Jackson.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 16:57

L'ombre du vent



Dans une Barcelone encore traumatisée par la guerre civile, Daniel, presque 11 ans, se voit offrir l'opportunité par son père d'entrer dans une mystérieuse librairie, le cimetière des livres oubliés, où il doit choisir un ouvrage. Entre les classiques il choisira un auteur totalement inconnu de tous, Julian Carax, "L'ombre du vent". Son choix va être pertinent dans le sens où si il avait choisi Lewis Caroll ou Robert L Stevenson, le livre aurait duré 35 pages, alors que là on a le droit à 637 pages d'intrigues, de poésie, de mystères à l'orée du fantastique, d'amour chaste et moins chaste, d'aventures qui te baladent dans un Barcelone globalement assez gothique. Il s'agit du premier roman "pour adultes" d'un auteur fasciné par les dragons, qui voue aussi un amour assez irraisonné pour le Cheese Cake à la mangue (information d'intérêt inutile j'en conviens, mais ça prouve quand même que j'ai bossé mon sujet). Ce livre est définitivement addictif, je dirai aussi qu'il pourrait aisément  avoir sa place dans les lectures scolaires obligatoires, je ne mets pas "Madame Bovary" sur la sellette, je dis juste que ce bouquin aurait sa place dans un cartable et serait pour un élève aussi digeste et appétissant qu'un Kinder Bueno. (Franchement j'ai un peu honte de ma comparaison avec la firme du chocolat avec beaucoup de calcium, mais bon j'ai fait pire).
Un livre indispensable pour tout public et ce n'est pas non plus le Da Vinci Code, ce qui est une bonne nouvelle pour les snobs.





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  • Solenn ou Amber et des fois Josiane
  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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