Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 21:40

IMG_20120726_214716.jpg

(quand il faisait encore chaud sur ma terrasse).

 

 

Caryl Férey est le hannibal lecter des auteurs de thriller. Sache que tu vas finir le coeur en carpaccio avec lui.

Il y a des livres qui restent, il y a des livres qui prennent possession de ton corps, de ta paix, et même de ta paix relative: Mapuche te rentre dans la peau, te serre le coeur, lui fait misère, le regarde battre inquiet, agité. Ce bouquin est un vampire pas twilightisé qui vient te laisser exsangue, abattu, mais aussi plein de soif de justice, de vérité, peut-être que mon empathie flirte avec l'exagération, mais Mapuche est un livre harakiri dans ta rate mon très cher lecteur de l'ombre, que tu vas m'en dire des nouvelles. 

 

Caryl Férey est un auteur qui a décidé de mettre des coups de pieds dans les fourmilières de vérités dérangeantes. Je l'avais découvert avec Zulu où il m'avait particulièrement beaucoup séduite, j'ai été conquise (terrassée) par Mapuche.

 

Mapuche c'est l'histoire de Jana une Mapuche, héritière d'un peuple natif qui a été littéralement massacré, de Ruben un détective à la solde des Mères de la place de mai, puis il y a ces deux cadavres, celui d'un travesti " Luz", et celui plus "influent" de la fille d'un homme d'affaire puissant. Mapuche c'est l'histoire et le présent de l'Argentine.

Ce bouquin est indispensable, car au delà de l'excellence de la trame de ce thriller bien, très bien mené, il en va de l'importance de la mémoire, du souvenir, et ici en particulier des victimes et des dommages collatéraux de la dictature militaire argentine (1976-1983). Si tu le veux bien, je t'invite à aller lire ou relire mon billet d'Elsa Osorio et son "Luz ou la vie sauvage", où cette histoire d'enfance volée, article dans lequel je te détaille en long, en large et en diagonale cette atroce page de l'histoire argentine. Une page non révolue et non résolue, qui baigne encore dans le pus de l'impunité, une page de l'histoire en somme encore ouverte.

Je veux dire 1976- 1983, c'est tellement proche, c'était quand Lio se dandinait sur Banana Split et que ton père pensait à elle en bien la nuit. C'est tellement proche que c'était hier, en bref un passé très proche, tellement proche qu'il appartient encore au présent.

 

François Busnel de la Grande Librairie le qualifie ni plus ni moins de "chef d'oeuvre" et je veux dire on a vu plus décontracté des pattes arrière que François Busnel niveau penchants littéraires, alors disons que là on a l'aval d'un "grand" monsieur  de la littérature. Il rajoute même d'"une grande beauté littéraire", et là je veux dire si c'est pas la classe à Palavas pour Caryl Férey, je m'y connais point.

Alors moi je te dis juste car je suis un poil moins distinguée que c'est le thriller le plus chouette de la nuit des temps qui va te faire tomber le slip.

 

Je te préviens que les âmes sensibles iront voir ailleurs si j'y suis, car c'est extrêmement violent, et la violence est double et d'autant plus indigeste que les faits sont juste empruntés à la réalité:

" Hermione... Je l'ai croisée plus tard, hagarde, ne tenant plus debout après une "séance de travail". Elle ne pouvait plus me voir car ses yeux bleus n'exprimaient plus rien: elle était devenue folle... Les geôliers donnaient des scores: elle, c'était "322"- il l'avait violée trois cent vingt deux fois... Où étais-tu, petite soeur?" (p.288)

 

Caryl Férey se sert de la réalité de cette période obscure de l' Argentine pour asseoir son intrigue, son fort c'est faire du faux avec du vrai, de se calquer sur l'actualité et/ou l'histoire, et forcément les personnages gagnent en densité et en crédibilité.

Moi qui connais, je crois pouvoir dire en toute humility les gars, l'histoire et le contexte géo-socio-économique de l'Amérique Latine, je peux donc t'affirmer que Caryl Férey a bossé comme un fou son sujet, et pas qu'un peu, c'est bluffant.

Donc au delà de l'argument du thriller, je dirais que ce qui prime presque c'est le témoignage historique et politique, j'aime comment Caryl Férey envisage l'écriture comme une arme, et aussi un devoir moral de servir, et surtout de donner de la voix aux vérités que la malveillance voudraient muettes. 

 

Bon y'a un truc qui me dérange, un seul dans ce bouquin c'est que le cerveau des méchants, le big boss, le Général Ardiles porte le même prénom que mon fils. C'est le seul point négatif, je veux dire il aurait pu l'appeler autrement le méchant genre Ignacio ou Roberto, ou Sergio, tiens Sergio c'est bien pour un prénom de méchant, non ? enfin, bon.

 

Sinon, voilà je veux dire que si tu ne l'achètes pas ce bouquin c'est que tu sens le poney décédé de la bouche et que tu pues des pieds comme s'ils étaient en décomposition (tes pieds).

En bref lis-le.    

Repost 0
Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 17:31

 

 2011-11-22-11.16.53.jpg

(j'ai calé Oui-Oui, juste histoire de détendre l'ambiance...)

 

Une claque dans ta face. 

 

Mon très cher lecteur de l'ombre, imaginons que tu te sois installé sous ta couette avec ce bouquin, dans tes draps qui sentent la lessive (ou la sueur si tu es un porcinet), le dos calé par trois oreillers, dehors la pluie cogne au volet, et toi tu es prêt limite avec ton cornet de pop corn pour une séance lecture de "thriller-divertissement". Ben là je peux t'assurer que tu vas l'avaler de travers ton maïs caramélisé et tu vas rester avec un goût de bile et de sang dans la bouche.

 

Dans une Afrique du Sud post apartheid et pré-coupe du Monde où oublie la chanson de Yannick Noah, on n'est pas du tout dans l'ambiance de la brousse de Saga Africa, apparaissent des cadavres féminins particulièrement amochés. Dans l'expertise d'autopsie on retrouve dans leurs veines un curieux mélange, une nouvelle drogue avec une molécule inconnue.  

On est dans une Afrique du Sud brute et réelle, l'intrigue se situe certes avant cette fameuse Coupe du Monde, où déguisement médiatique oblige, on a essayé de redonner un autre visage à un pays multi ethnique qui souffre pourtant d'une violence et de cicatrices que l'abolition de l'Apartheid n'a évidemment pas enterré.  

Trois flics:  Ali, Dan et Brian, trois profils assez complexes pour ne pas dire assez abîmés par le quotidien et le passé, se lancent sur la piste de ces crimes en privilégiant la thèse d'un serial killer, mais la vérité qui les attend est bien plus complexe et terrifiante. Le cocktail de ce bouquin c'est gangs, mafias, industrie pharmaceutique, ultra violence, sida, drogue, enfin pour la sérénité et la joie tu passeras ton chemin, comme je te le disais on est pas dans le thriller-divertissement à la Camilla Läckberg ou autre, on joue sur un autre terrain, et cet autre terrain c'est la réalité aussi.

 

L'auteur Caryl Ferey (1967) est un mec né à Caen comme son nom et prénom ne l'indiquent pas du tout (oui, en Normandie, comme dans la chanson de Gérard Blanchard) et si je ne me trompe pas, il a grandi en Bretagne.  Il a énormément voyagé et a par ailleurs travaillé pour le guide du routard, il s'est également essayé à l'écriture pour enfants, mais aussi pour la musique, le théâtre, et se consacre désormais à la littérature. Il ne conçoit pas ses livres sans l'expérience du long séjour ainsi il passe en moyenne 3 ou 4 ans pour bien connaître un pays, en appréhender son contexte géopolitique et rencontrer la population dans toute sa diversité, d'où le côté extrêmement documenté de "Zulu".  Dans une interview réalisée en 2008 pour le site de la Librairie "Entre deux noirs", l'auteur raconte:  

"Un bon ami journaliste s'est installé là-bas avec sa femme après l'avènement de Mandela. Je les ai rejoins une première fois : ils m'ont fait découvrir le pays. L'équation était simple : apartheid, guerre civile entre l'ANC de Mandela et les Zoulous de l'Inkatha, les disparités énormes de revenus et de culture entre les Blancs et les Noirs, les boers et leur histoire, la chute du Mur, le libéralisme, les townships, les paysages sublimes de la région du Cap, la proximité de la sublime Namibie, la violence, le sida, (etc), il y avait tout pour faire un polar digne de ce nom. "

 

Voici donc un thriller qui sert aussi de document pour te caler donc la complexité géopolitique et multiculturelle de cette Afrique Post Apartheid qui ne tient pas qu'au joli sourire de Mandela:

"La nouvelle Afrique du Sud devait réussir là où l'apartheid avait échoué: la violence n'était pas africaine mais inhérente à la condition humaine. (...) Seulement la réalité se heurtait aux chiffres: 18.000 meurtres par an, 26.000 agressions graves, 60.000 viols officiels (probablement 10 fois plus), 5 millions d'armes à feu pour 45 millions d'habitants, les chiffres du pays étaient effrayants." (p.196)

Il dépeint la réalité et te la jette au visage, on n'est pas aux frontières de la vie, on est dans la vie, quand la vie glisse vers le cauchemar, et quand la vie continue d'être juste la vie, mais la vie qui pue, malheureusement la vie en vrai aussi.  

 

Depuis sa sortie chez Gallimard série noire en avril 2008, ce bouquin croule véritablement sous les prix, et là franchement ce n'est que justice, car c'est le polar certes le plus glauque et pessimiste jamais lu, mais aussi le meilleur de mes 33 années d'existence, même si dans un autre style il y a compèt' avec Ellory. De ce roman on ne ressort pas du tout indemne, au delà de l'effet de frisson recherché et abouti, il y a quelque chose qui vient déranger, bref on on en sort totalement lessivé, et la prouesse de cet auteur talentueux c'est aussi de le faire avec une bonne dose de poésie et d'humanité.

 

Voilà c'est juste parfaitement et hautement recommandable comme polar, mais  "âmes sensibles s'abstenir", et je te préviens que mon prochain billet sera encore plus "âmes sensibles s'abstenir, mais alors vraiment". Comme je te le disais en ce moment dans mes lectures on est à fond dans l'ambiance magie de Noël- chocolat chaud et petits gâteaux au gingembre.

 

PS: d'autres bouquins de Caryl Ferey: "Haka", "Hutu", "Petit éloge de l'excès", etc....

 

Re-PS: tu auras remarqué qu'une fois de plus le juke box pourri que j'ai dans la tête aura insinué à ton insu dans ton cerveau du "hit" en mode Yannick Noah (là je suis en plein actualité) (en Espagne ils veulent son scalp) et du Gérard Blanchard que celui ci qu'est-il devenu ? je me demande bien... qui a la réponse?

 

Repost 0
Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 21:30

 

 9782742765010

Cette nuit j'ai terminé les 653 pages du 2ème tome de la trilogie Millenium, en me disant ok la fin ça part un peu en sucette en plan Santa Barbara où surgissent du néant des frères et des soeurs comme dans un épisode du Cosby Show, mais c'était quand même sympa. J'y ai même vu un humour très vaguement (vraiment très vaguement) à la Robert Rodriguez quand les méchants se font tabasser, car ils se prennent un peu des raclées des fois (mais ça c'est peut-être parce que j'ai trop fraîchement Machete en tête), mais bon je vais t'en parler un peu plus loin dans ce billet si tu le veux bien. 

 

Après ma note "info" Bridget Jones, me voici encore avec du best seller du Relay de la gare, tu dois commencer à croire (et craindre) que ma prochaine lecture sera peut-être du vampire justin bieberisan, genre "Crépuscule" ou autre twilighterie,  mais bon t'inquiète je vais arrêter de chatouiller le Charles Dantzig qui vit en toi peut-être mon très cher lecteur de l'ombre, et je vais revenir avec de la littérature de grande personne sérieuse. Peut-être. 

De toute évidence je suis complètement out avec cette trilogie que même un type qui vit reclus dans un ashram à Varanasi depuis plusieurs années l'a lue. Mais moi j'ai fait de la résistance avec ce bouquin. Rappelle toi dans une note de l'année dernière, j'étais assez en colère envers les éditions Actes Sud/Actes noirs, rapport à ce qu'ils étaient un peu trop en train de s'asseoir sur la poule aux oeufs d'or qu'est cette trilogie Millenium, rappel des faits: en octobre 2006 sort le premier volet de la trilogie, sa version poche arrive en août 2010, soit genre presque 4 ans après, moi je trouve ça abusé, mais je ne vais pas revenir là dessus, car j'ai déjà assez pesté dans ce billet. Ce deuxième tome, je me lui suis fait prêter, alors encore une fois j'évite le piège commercial qui me gonfle, c'est mon côté altermondialiste (si on veut), celui qui ressort pas forcément quand j'achète un Cafe Latte au Starbucks, bref....  

Dans ce 2ème tome, on apprend au début que Lisbeth a passé un sacré bout de temps dans les Caraïbes, plus particulièrement sur l'île de la Grenade. Ella a été se rajouter un peu de la densité mammaire à Genève avec discrétion et parcimonie (disons que pas du tout comme Jessica Simpson)(qu'est ce qu'elle devient Jessica Simpson?). De son séjour à la clinique de Genève (je suis plus très certaine que c'est Genève, mais on s'en fiche), elle fait effacer aussi ce tatouage de guêpe qu'elle a dans la cou. Elle vire moultes piercings aussi dans l'idée de faire un peu moins Marylin Manson's mood... Et bien lui en a pris d'effacer son côté emo-gotico en colère et ainsi d'avoir un physique plus passe-partout, puisque la voilà dans ce deuxième opus recherchée pour un triple crime... Toutes les preuves l'accablent, mais son ami le super journaliste Mikael Blomkvist ne l'entend pas de cette oreille là... (voilà mon minable petit résumé) 

 

Dois-je te rappeler l'histoire du best seller peut-être le plus bankable de l'histoire (bon j'ai pas de chiffres sous la main, je pense quand même que Harry Potter et J K Rowling sont les gagnants). Stieg Larsson, l'auteur est un journaliste qui lutte contre la corruption multiforme, l'extrême droite et la violence faite aux femmes. Il décède à 50 ans d'une crise cardiaque, quelques mois avant la publication du 1er tome de la trilogie. Sa compagne depuis 32 ans, Eva Gabrielsson, ne figure sur aucun testament, de plus le fait qu'elle n'était pas mariée à Stieg Larsson désigne automatiquement comme héritiers sa famille, en l'occurence son père et son frère, qui désormais gèrent dans la fibre de Donald Trump ce patrimoine jackpot en évinçant la veuve de Larsson. Pour info celle-ci vient par ailleurs de co-écrire un livre avec une journaliste de Elle, Marie-Françoise Colombani. Ce livre s'intitule "Millenium, Stieg et moi" il est édité chez Actes Sud (le même éditeur que la trilogie, je te rappelle au cas où), et raconte l'histoire derrière Millenium, l'histoire d'amour transi aussi pour cet auteur qui était son homme, aussi elle règle son compte avec la famille de Stieg Larsson avec pudeur et sincérité. Eux n'ont pas tardé à répondre et c'est par le biais de ce blog (qui est surtout un communiqué de presse), qu'ils démontent le point de vue d'Eva, et envenime ce conflit qui salit cette success story littéraire. Allez je ne dirai rien de plus là dessus, puisque la vérité appartient surtout à l'auteur, même si définitivement mon coeur pencherait plus vers la version d'Eva, et que Stieg Larsson doit certainement avoir la nausée de ce cadeau empoisonné qu'est ce grand succès commercial.  

 

Allez je te laisse non sans te ressortir mon joker pro-millenium de poids en la personne du nobélisé Mario Vargas LLosa (oui encore lui les mecs), qui est un admirateur de cette trilogie avouant même qu'il a ressenti en lisant ce bouquin des émotions proches de ses lectures d'enfant, Alexandre Dumas and co, et voici la preuve, tadam!!!

 

P4170347.JPG 

(Article d'El Pais du dimanche 6/09/2009)(oui ok on voit pas grand chose rapport à ce que mon appareil photo est pourri, mais oui c'est bien un article d'El Pais, sinon par ici tu l'as en ligne en spanish, mais bon la preuve est là quoi) (oui tu as bien vu, c'est la petite sirène en haut à gauche qui te fait coucou). 

 

Allez là vraiment je te laisse mon très, très cher lecteur de l'ombre de mon coeur, non s'en te fournir l'info que le Muze du printemps, défendu et acclamé précédement ici, titre sur la littérature Scandinave, entre autres, à bon entendeur...

Repost 0
Published by Solenn ou Amber et des fois Josiane - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 17:47

 

imagesCAOURWRH.jpg

 

 

I'm back tel Terminator ou un truc dans le style avec peut-être la mâchoire un peu moins carrée.

Trop occupée à boulotter des pyrénéens au coin du feu, j'ai délaissé quelque peu mon blog au profit d'activités tournant essentiellement autour de la table ou de la digestion lors de mon séjour au pays de la France. Mais j'ai décidé d'enfin te rendre compte de mes lectures comme ce bouquin de cet auteur acclamé par Antoine de Caunes, lors d'un récent passage dans "La grande Librairie" :

  

R J ELLORY.   

 

Vendetta. 

763 pages (en format poche)

Une bombe.

  

2006, mercredi 20 aôut, la Nouvelle Orléans, une ville qui ne ressemble à aucune autre, Catherine Ducane la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée. Celui qui faisait office de garde du corps est retrouvé mort dans le coffre d'une bagnole, et pas qu'un peu mort: après avoir subi de multiples sévices, son coeur a été arraché (mais replacé dans la cavité quand même) et on découvre la constellation des gémeaux minutieusement dessinée entre ses omoplates. Un sexagénaire qui répond au nom d'Ernesto Perez ne tarde pas à se dénoncer, mais impose certaines conditions. Il exige de s'entretenir avec un certain Ray Hartmann, un fonctionnaire un peu médiocre qui travaille dans une unité qui lutte contre le crime organisé. Une autre de ses exigences est que ce dernier doit l'écouter patiemment raconter son enfance, son entrée et sa carrière dans la mafia, la cosa nostra, où il a oeuvré comme tueur à gage d'une redoutable efficacité, avant de révéler où il dissimule la jeune fille. On appréhende donc dans ce thriller 50 ans d'histoire de la mafia aux USA, mêlés à l'inévitable corruption politique, avec un défilé de personnages fictifs et d'autres beaucoup moins (apparaissent J F Kennedy, Marylin Monroe, Jimmy Hoffa, Al Capone, Luciano, etc...). La Nouvelle-Orléans est le point de départ et le point final, entretemps, Ernesto Perez nous emmène dans son parcours funeste par Cuba, New York, Miami, Los Angeles puis enfin Chicago. 

 

Formidable, épatant, étonnant, rare... ce sont les adjectifs qui me viennent en tête avec un enthousiasme Druckerien. Je n'ai jamais rien lu d'équivalent et tous les gros snobs (=cons) qui considèrent que le genre du roman noir ou thriller est un genre mineur ignorent définitivement l'existence de R J ELLORY. Celui-ci ne ressemble à aucun autre, l'écriture, la psychologie des personnages, l'ambiance qui vous prend à la gorge et la serre tel un boa constrictor (= métaphore pourrie) sont d'une redoutable efficacité.

 

J'ai été "un peu" googleisé afin d'en savoir plus sur cet auteur ("un peu", étant un euphémisme car je me suis documentée comme si je travaillais au FBI) (enfin presque). Je te fais un tout petit résumé, einh, parce que sinon on est vraiment là demain.

Déjà première surprise, l'écrivain qui situe ses romans aux USA, est anglais, plus précisément originaire de Birmingham où il réside toujours d'ailleurs. Orphelin à l'âge de 7 ans, sa vie n'a pas été digne de l'ami Ricorée, jusqu'à ce qu'il passe même par la case prison à 17 ans pour braconnage (?!), photographe amateur et guitariste d'un groupe de blues The Manta Ray's, c'est dans la lecture et l'écriture que Ellory trouve son équilibre. Il fait parvenir plusieurs manuscrits à des maisons d'édition et va essuyer refus sur refus pendant une quinzaine d'années (ce qui équivaut à 105 années pour un écrivain dans l'attente de publication. Afin de  trouver l'équivalent du nombre d'années réel et enduré pour un écrivain non publié, il faut multiplier par 7, comme pour l'âge réel d'un chien...)

Il va même arrêter totalement d'écrire pendant 8 ans, pour enfin affronter l'évidence qu'il ne peut plus tourner le dos à l'écriture, ce qui va s'avérer judicieux. 8 romans sont à ce jour publiés en VO, et seulement 3 le sont en Français chez les éditions Sonatine qui ont encore eu un sacré flair en s'emparant de cet auteur avant qu'une autre maison d'édition ne lui mette la main dessus (je t'ai déjà dit un paquet de fois que j'apportais beaucoup de crédit à la ligne éditoriale de Sonatine, genre comme par ici). En Français tu peux donc lire "Seul le silence" (peut-être son plus gros succès international, pour info le cinéaste Olivier Dahan a acheté les droits),  "Vendetta", et enfin "Les anonymes".

Depuis cet écrivain bosseur et méticuleux a un rendement prolifique, appelons ça un rendement Nothombien, de 1 bouquin par an, enfin disons que lui il ne fait pas mine de travailler, et il va aussi revenir à la musique avec un groupe "The Whiskey Poets" si je ne m'abuse.

 

Que te dire de plus...

 

Sinon R J Ellory est sur twitter mais il ne pose pas en maillot 2 pièces dans sa salle de bain comme Demi Moore, ce qui est certainement mieux ainsi.

 

Ah et une anecdote rigolote si tu vas sur le site de Wikipédia, tu trouveras des traductions de la page le concernant en anglais, français, italien et... brezhoneg ?!! Tu te dis c'est quoi ce truc ? et bien c'est comme le latin mais en plus chiant (vas-y je suis bretonne d'origine, je peux me permettre de faire cette boutade), c'est donc du breton. Voilà moi j'ai trouvé ça rigolo que sa page ne soit pas traduite ni en espagnol, ni en mandarin, ni en arabe, ni en hébreu, mais en breton oui... Bref... 

 

Bon allez, je dois aller manger des huîtres arrosées de gnôle, mais je ne te laisserai pas mon très cher lecteur de l'ombre sans te crier d'aller acheter (ou emprunter) du R J Ellory.

 

PS: voici le trailer de son dernier bouquin non traduit chez nous "The saints of New York" (et oui une bande annonce d'un bouquin), un petit bain d'hémoglobine littéralement.

 

Kenavo! (je ne sais plus si ça veut dire "au revoir" en breton, mais bon l'intention y était).

 

 

 

Bien à toi, mon très, très cher lecteur de l'ombre.

Repost 0
16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 16:31

 

                                                       

tao

  

Ca y est l’été est là depuis longtemps, trop longtemps déjà, encore un insupportable et cruel été où que si tu oses te mettre un peu de khôl et de mascara, tu ressembles à çà :

Gene Simmons  

(vise un peu la taille de la langue de Genne Simmons). 

 

Mais je crois que ce que je déteste au dessus de tout c’est la sensation de pied moite dans la claquette qui elle-même colle à l’asphalte, les oiseaux muets de cette chaleur stupide, le soleil comme ennemi, l’ombre son maigre répit. J’ai envie de me baigner dans une mer glacée (enfin tiède plutôt, car tiède étant glacée pour moi), de vent qui fouette sur la plage et fait grelotter dans une serviette de bain un peu rêche, de mouettes qui viennent te voler ton sandwich aux rillettes-cornichons…Bref.

 

« Les visages ».

Ce livre je l’ai trouvé dans la valise de ma mère. Lauréat du grand prix des lectrices de Elle 2010, ce qui pour moi n’est pas un argument de poids, ni un argument du tout, mais bon j’avais besoin justement pile poil d’un bouquin pour que le sable blond andalou vienne s’y immiscer et que je lui fasse misère avec des tâches de crème solaire et des princes au chocolat, un bouquin avec une intrigue, un truc qui me fasse un peu flipper (oui parce que si c’est beaucoup flipper je ne le lis pas).

Alors justement en ce qui concerne son coefficient d’efficacité de terreur, et bien on est loin de Seven ou de Saw, on est même plus dans le degré d’effroi d’un épisode de la « Fête à la maison », et pourtant je suis une sacrée poule mouillée et un brin paranoïaque.

 

Jesse Kellerman, l’auteur, est le fils de Jonathan et Faye Kellerman…

 

T’es comme moi ça te dit rien ? Apparemment c’est qu’on est un peu incultes, car ce sont deux grands maîtres des thrillers psychologiques, qui ont publié un nombre très certain de romans à succès.

 

Ethan Muller, grand galeriste new yorkais issu d’une dynastie familiale qui n’a pas souci de communication avec leur banquier, est appelé par Tony je sais plus comment, le bras droit de son père avec qui il entretient des relations tantôt conflictuelles, tantôt inexistantes (c’est ma façon de meubler pour ne pas seulement dire qu’il est en froid avec son père).

 

Tony lui fait découvrir dans un petit appartement lugubre du Queens une impressionnante quantité de dessins d’une qualité, d’une étrangeté, et d’une complexité sans précédent. Ethan est un marchand d’art opportuniste (que tu ne peux pas être marchand d’art si tu n’es pas opportuniste),  il organise de suite une grand exposition de cette œuvre incroyable, quand il reçoit un appel d’un ancien flic à la retraite qui lui soumettra qu’il a reconnu dans l’assemblage monté de dessins, les visages d’enfants assassinés et violés il y a plusieurs années, et dont les crimes restent non élucidés.

 

Je t’en dis pas plus car j’ai la flemme rapport à la chaleur, et je deviens assez feignasse quand il fait (trop) chaud, mais je crois que c’est une lecture agréable et le mystère qui s’épaissit sous fond d’énigme familial est cohérent et divertissant.

 

En bref c’est une lecture que je crois presque recommandable, sans être essentielle, et donc c’est quand même mieux si t’as pas à le payer (édité chez Sonatine) et que tu le trouves genre par exemple comme moi dans la valise de ta mère.

 

Malgré mon mini coup de gueule pour leur 4ème de couverture+ bannière comme argument commercial et piège marketing pour quiches, Sonatine a une ligne éditoriale que je trouve intéressante.

Il y a « Le livre sans nom »,  d'un anonyme, qui pourrait avoir été écrit par un équivalent littéraire de Tarantino que je meurs de lire, car Tarantino ou Robert Rodriguez, est le genre d’argument qui fond sur moi, à lire par ici la critique d’un mec qui en dit du bien.

Et puis un autre des éditions Sonatine que j’avais noté dans un coin de ma mémoire « La vérité sur Chuck Norris » de Ian Spector, que rien que pour le titre je vais l’acheter, car Chuck Norris, mis à part être le cauchemar républicain + « National Riffle Association » incarné, c’est un personnage qui pour moi a un potentiel comique inépuisable. Malgré lui.

 

Juges-en plutôt mon très cher lecteur de l’ombre :

 

chuck-norris-split-rock.jpg

 

 Mais encore...

  chuck-norris-album9.jpg

 

 

Toujours est-il que je veux un gâteau d'anniversaire comme çà:

 

chuck-bday-cake.jpg

 

etc...

 

 

Bientôt je te raconterai comment la nostalgie d'Intervilles, du dernier Mr Freaze au citron du congélo, les grillons des nuits étoilées, m’ont convaincus de commencer un livre d’été, entends par là une Saga Familiale et donc d’ouvrir enfin un Katherine Pancol, pensant bêtement que ma curiosité pour ce phénomène-livres serait suffisante. Mais je dois admettre que je suis un peu en train de crever la bouche ouverte d’ennui, et que ma bonté de défendre la lecture populaire, va finir par avoir ma peau de blanche-neige. J’arrête car dans le fond je ne suis pas capable d’être méchante, c’est une de mes qualités. Ou un de mes défauts.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l’ombre, mais aussi pour toi mon très adoré air conditionné mobile.

 

PS : Ci-dessus de tout en haut, mon chien, qui dit ne pas avoir du tout aimé le livre. Mon chien est un gros snob, il dit qu’il préfère André Malraux, alors qu’il s’endort devant Tchoupi à l’école. Un gros snob et surtout un gros menteur. Pour la peine je lui ai dessiné des moustaches de chat et des sourcils à la Christina Aguilera.

 

 

    

 

 

Repost 0
Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 17:01

Tout est sous contrôle

 

 

Les maisons d'éditions font elles aussi dans le marketing pour les tâches.

"Tout est sous contrôle", n'échappe pas à la règle. La bannière rouge est là, barrant presque la couverture du livre, elle indique "Par l'interprète du Dr House", genre comme s'il s'agissait d'un argument commercial de poids au cas où que le nom de Hugh Laurie ne te dise pas grand chose et admettons dans ce cas que tu sois un extra-terrestre.

 

Moi, sa série je ne la regarde pas. Elle me gave. Comme toutes les séries qui tournent autour de l'univers hospitalier. Et ce même si elle est un poil moins chiante que les autres, disons que je préfère des séries comme Weeds, (et encore ça commence à partir en un peu n'importe quoi, mais le maire mexicain est trop beau, ce qui est donc pour moi un argument suffisant), et Dexter (où j'ai cru faire un arrêt cardiaque à la fin de la 4ème saison), ou la génialissime "Big Bang Theory", pour ne mentioner qu'elles... Donc voilà tu l'as compris je n'ai pas choisi ce livre pour le Dr House.  J'ai plutôt été séduite par le fait qu'il ne m'a rien coûté car je l'ai emprunté, et aussi j'avais souvenir de bons échos en ce qui concerne l'humour anglais qui accompagne cette intrigue. Et je suis une très bonne cliente de l'humour en général, et anglais aussi, comme les Monty Python, et la trop cinglée série Little Britain.

 

Petite mais légère digression au sujet de Little Britain dont je n'ai vu que les deux premières saisons, je suis entre autre fan des personnages de Vicky Pollard ado-maman qui échange son bébé contre un CD des Westlife (des Westlife !!!?!) mais encore de Daffyd Thomas qui préfère croire qu'il est "the only gay in the village", sa garde robe m'inspire tellement, qu'un jour je me suis jurée de faire une soirée déguisée spéciale Daffyd Thomas. 

 

 

 

 

J'aime que l'humour se trimballe comme ça, côte à côte avec l'absurde, et ce même si c'est border trash-scato.

 

Bon revenons en à ce bouquin: Thomas Lang est engagé pour tuer un homme, mais en fait au lieu de le tuer il va préférer le prévenir qu'on en veut à ses jours, ce qui est sympa de sa part (et très moyennement logique),  et c'est là que les emmerdes vont commencer pour lui.  

 

Il ne s'agit pas franchement d’un thriller qui va te faire sursauter à chaque bruit suspect de la nuit (même si tu es une petite poule mouillée-mauviette comme moi), ce livre est une sorte de farce, de parodie de thriller, cependant l'intrigue est cohérente. Ce que je retiens de ce livre c'est l'humour incessant dont fait preuve le héros, parfois un petit peu lourd, mais l’ensemble est, je trouve, assez bien écrit, et cela rappelle que Hugh Laurie a été aussi scénariste et auteur avant de jouer ce docteur soupe au lait et boiteux. Je n'ai jamais vu sa série avec Stefen Fry, "Fry and Laurie", mais je crois que ça me plairait, je crois. 

 

Mon très cher lecteur de l’ombre, je te laisse en compagnie d’un court passage qui m’a plu, va savoir pourquoi, mais il m’a fait ricaner (encore va savoir pourquoi) :

 

"Je me suis arrêté en chemin dans plusieurs bars pour avoir une idée de l'ambiance. Eh bien, l'ambiance se présentait dans de grands verres droits sur lesquels on lisait "Budweiser"."  

 

Ah et aussi tant qu’on est dans l’humour anglais en littérature, une fois de plus je te suggère Gideon Defoe dont je t’ai déjà parlé par ici et par là. 

 

PS : Je voulais faire une sorte de billet court, et j'y suis arrivée. C'est super facile, il suffit de mettre en fond sonore le film Babe  et on y arrive à merveille, rien de mieux que cette saloperie de film pour couper toute inspiration et se rappeler que les parents, parfois, sont des héros.

 

RE-PS: J'ai mis de l'ordre et j'ai tout bien rangé mon blog, enfin disons que j'ai fait un index des auteurs (à gauche), avec un abécédaire dans lequel tu apprends que Lara Fabian et Marylin Manson vont se marier et que je connais par coeur certaines chansons de Fréderic François (à mon grand désespoir).  

 

 

Repost 0
Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:54


Millénium - Millénium, T1


Cher Marc de Gouvenain,

Vous qui êtes co-traducteur de la trilogie Millenium-poules aux oeufs d'or, mais aussi à la tête de la création de la collection de romans noirs étrangers Actes Noirs chez Actes Sud, spécialement initiée pour la parution de ces 3 bouquins, j'ai une petite question pour vous. Tout en sachant que ce livre est paru traduit en France en juin 2006, et que là on est un peu au printemps 2010, et que pour pouvoir satisfaire sa curiosité de lire cette trilogie, il nous faut débourser 70,00 euros (plus si on vit à l'étranger), je voudrais savoir si vous êtes pas en train de vous foutre de notre gueule à nous lecteurs qui attendons patiemment une version poche qui  ne viendrait pas compromettre nos bonnes relations avec notre banquier ? Je trouve que c'est abusif, et très peu digne d'un défenseur de la culture et de la lecture, je doute que Stieg Larsson soit entièrement satisfait de ce choix, de cette direction éditoriale... de merde... Si je n’avais pas cette droiture morale (parfois) je volerais votre bouquin. Mais j'ai fait plus honnête, je l'ai trouvé à 6.00 euros, dans un café-librairied'occasion-cancer du poumon garanti tellement qu'il y a de la fumée de malbo'rouge dans ce café.

Voilà, je voulais vous dire que vous et Actes Sud vous puez des pieds et pas que des pieds de ne toujours pas avoir concédé cette trilogie au livre de poche.

Bien à vous,

PS: je ne suis pas contente du tout.


Voilà c'est fait, j'ai lu, enfin, le premier tome de cette trilogie qui restera désormais trilogie, vu que l'Ankou s'est chargé de Stieg Larsson, ce qui est très triste. Vraiment très triste. Car en plus d'être un écrivain de romans noirs très efficace, c'est aussi un journaliste courageux qui a accepté de mettre sa vie en sursis pour lutter contre les abus, le racisme ordinaire, la montée du néo-nazisme en Suède. La suite on la connaît avant de connaître ce succès mondial, juste après la remise des manuscrits à un éditeur, il meurt d'un arrêt cardiaque. Son succès sera donc posthume.  En héritage des discordes familiales et une veuve sur le carreau sans testament en sa faveur.

Je te mentirais si je te disais que mon engouement avait été total, puisque les disons 100 premières pages sont un peu lourdes et lentes. Mais après j'ai retrouvé la fébrilité qui m'habitait quand je lisais la bibliothèque verte et les aventures des Six Compagnons ou autre quand j'étais môme. Mario Vargas LLosa, grosse figure littéraire, largement nobélisable, lui compare son enthousiasme à lire la trilogie avec ses lectures d'enfant comme Dumas ou Dickens, ce que tu noteras cher lecteur de l'ombre est un peu plus noble comme comparaison que la mienne.

Je suis dans le genre un peu têtu, ou plutôt un peu bêtement rebelle, mais je déteste les effets de masse, ou de mode. Ca m'énervait un peu tout ce bruit autour de cette trilogie, pareil avec "L'élégance du Hérisson" avec lequel j'ai attendu aussi 10 plombes pour le lire.


Ici, comme ailleurs je crois, Stieg Larsson est partout, dans le métro tu le découvres sous le bras d'un homme d'affaire à cravate de banquier, dans le faux sac Loewe de la "blonde- je kiffe trop Nicole Richie", dans le sac à dos de la gosse de 14 ans au t-shirt de Marylin Manson, dans les mains abîmées de la dame qui lave chez les autres, partout...

Je fais maintenant partie de cette catégorie, de cette multitude qui a raccourci ses nuits pour avancer les pages plus rapidement. 575 pages précisément.

Oui j'ai aimé les nombreuses intrigues qui se mêlent, ces personnages tous très attachants, les paysages, le froid, la portée politique aussi de cette fiction qui démonte l'image de la Suède, le pays Ikea, où finalement on est très loin des images lisses de notre catalogue. 

Je dois réprimer l'envie de retourner au café-librairied'occasion-cancer du poumon garanti tellement qu'il y a de la fumée de malbo'rouge dans ce café, y jeter un oeil voir si il leur reste les 2 autres tomes. Mais j'ai d'autres lectures en attente. Je dois avouer que je ne sais pas combien de temps je vais résister à la tentation de lire la suite. Je sais qu'une fois que j'en aurais fait la lecture je resterai un peu orpheline des 7 autres tomes censés compléter cette trilogie, que le destin peu favorable a choisi de laisser en suspend, perdus. A jamais.

Cher lecteur de l'ombre, si comme moi par péché de rébellion à deux balles, tu n'as pas encore lu cette trilogie, même si tu es de ceux qui veulent  nager à contre-courant ( mais finalement se font surprendre par les grandes marées), je te conseille vivement cette lecture, tu passeras un bon moment, et laisse moi aussi te suggérer tant qu'on est dans le noir, l'obscur, et les rebondissements, Dexter! ( La quatrième saison est un infarctus garanti).

 

Par contre afin d'acquérir ce premier tome va à la bibliothèque, fais-le toi prêter, écume les librairies d'occasions, fait les yeux doux aux vigiles de la Fnac, mais ne paies plein pot pour ce livre qui devrait et doit être en poche que çà commence à bien faire maintenant.

Allez j'arrête de râler, je m'en vais faire mon Dexter avec les cafards de ma cuisine ou comprendre comment les pièges que j'ai posé non seulement ne fonctionnent pas, mais en plus les ont fait grossir et se multiplier. Fuck off.


NB: D'autres lectures suédoises à lire depuis ton canapé Ektorp ou pas, en se baffrant de Daims ou pas:

"Le prédicateur"- Camilla Läckberg.

"La princesse des glaces" Camilla Läckberg.

"L'homme qui souriait"//Henning Mankel


Repost 0
Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:58

Le prédicateur


Maintenant si je pars en vacances en Suède je connais un autre mot suédois à part "Ikea", et ce mot c'est "Predikanten", le prédicateur. Nickel.

(cours de suédois terminé)

Ce matin, à 1h44 du matin j'ai terminé ce bouquin comme on termine de voir un épisode moyen de" Bones" ou "Cold Case": la curiosité satisfaite, mais avec l'évidente impression qu'on a un peu perdu son temps.

Je t'ai déjà raconté cher ami lecteur de l'ombre que j'ai le courage de Scooby-doo et Samy quand il s'agit de lire des livres qui font peur ou de voir des films terrifiants. Chez moi si les plombs sautent, et pour peu que ce soit la nuit et que mon mari super balèze ne soit pas là, je pense tout de suite "Putain ça y est, y'a un méchant qui s'est introduit à mon insu dans mon appartement", alors je m'arme (un crayon bic peut faire l'affaire), et je fais repartir le compteur, pas fière du tout.

Mais je dois admettre que sur l'échelle de richter de la peur, ce livre arrive à un petit 2.4. L'intrigue est assez bien carrée, bien menée, mais cette histoire de famille aux deux branches qui s'affrontent, l'ombre de ce prédicateur et son lourd héritage laissé  à son petit-fils, ses cadavres de femmes qui ressurgissent du passé sous le squelette d'une autre femme récemment assassinée, cette jeune touriste qui elle aussi disparaît,  ne m'a pas non plus transcendée. Si l'enquête me semble assez irréprochable, les "interludes" avec Ericka l'héroïne de
"la Princesse des glaces", et sa soeur Anna, qui sort avec un homme qui a la gentillesse de Ted Bundy m'ont un peu gavés.

Mais bon Camilla Lackberg c'est Sartre à côté de Mary Higgins Clarck, alors je vais quand même pas la mettre dans la case roman noir-tarte, mais si tu dois lire du roman noir un peu plus light, je te conseille plus la
Patricia Cornwell.

Ou si tu veux sursauter à chaque bruit suspect de la nuit :
Mo Hayder.

Allez je te laisse je m'en vais à mon cours de boxe "street fighter".

(En fait non, je te bobarde, je vais au marché acheter des poivrons rouges.)

Repost 0
Published by mescontemplationsetdigressions@gmail.com - dans Romans noirs pour regarder en dessous de ton lit
commenter cet article
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 15:01


Mausolée
 



Il fut un temps en mon adolescence, je te parle d'un temps où je fumais des malboro pêche-abricot et je tombais amoureuse des mecs aux yeux bleus qui portaient des chemises à carreaux,  il fut un temps où je me passionnais pour tout ce qui était profileur-serial killer-Ted Bundy. J'ai même voulu pousser mémé dans les orties à vouloir être criminologue...
A la biblio de mon bled je m'avalais tout ce qui était Stéphane Bourgoin, Patricia Highsmith, Patricia Cornwell, et même Mary Higgins Clark (oui oui tu as bien lu, ce qui prouve que j'ai bien des défauts, mais je ne suis pas sectaire).
En dehors de l'intérêt pour la complexité du profil psychologique de l'assassin en série, j'adorais me faire flipper, et les héroïnes de ces bouquins, me faisaient tripper. Elles étaient super balèzes, elles se levaient à l'aube pour courir, manger des vrais petits déjeuners d'héroïnes (pas des tablettes de crunch et du camembert), et puis après elles allaient chasser les méchants, sans jamais reculer devant l'adversité et ce même si elles étaient plusieurs (les adversités), et puis le soir elles rentraient chez elles prendre un bain de mousse avec un verre de chardonnay, et même pas elles avaient peur de dormir toute seule dans des grandes maisons au milieu de nulle part...

Mes goûts ont un peu changés depuis l'adolescence (ce qui vestimentairement relève du miracle), mais de temps en temps je succombe à une de ces lectures un peu con-con. Après je signe et re-signe en criant haut et fort que le thriller n'est pas un style mineur, il y a des maîtres en la matière genre Mo Hayder.

Ici Linda Fairstein nous balance deux enquêtes en même temps, un violeur en série qui ressurgit du passé, et puis le cadavre de cette femme qu'on retrouve emmurée dans un mur (forcément) d'une maison où vécu Edgard Allan Poe. Enterrée vivante comme dans les nouvelles d'Allan Poe. Alors c'est vraiment çà l'intérêt finalement un peu plus "intellectuel" de ce bouquin : on se tape une mini-bio légère sur Allan Poe sur fond d'enquête. Et ben oui parce que c'est pas un grand bouquin, moi je l'ai lu à la plage, et si je l'ai lu sur la plage c'est que c'est pas très, très profond comme lecture. Parce que moi sur la plage, je bulle, je mate, comme mon papa, j'observe, je glande, et je mange des BN qui fondent au soleil. 
En résumé je ne ferai pas l'apologie de ce bouquin en particulier, mais l'apologie des lectures con-con. Vive la collection Arlequin, les Quick et Fluke, les romans photos de Nous Deux !

Allez lecteur de l'ombre j'en profite pour te balancer mon aveu, et je te révèle ma palme du césar du lion d'or de mes lectures con-con: Danielle Steel. Bon à l'époque où je lisais ça je crois que j'avais encore un appareil dentaire, mais je crois que ce sont les bouquins les plus idiots que j'ai jamais lu de ma vie, mais j'aimais...

Et toi lecteur de l'ombre c'est quoi ta ou tes lectures les plus con-con ?

http://www.danielle-steel.fr/site/accueil.html

PS/ Je te balance le link du site officiel de Danielle Steel, pour que tu ricanes un peu de moi.

 

 

Repost 0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 10:44

La princesse des glaces
La Suède exporte son géant du meuble en kit façon raz de marée, et fait de même avec ses auteurs de polars ou romans noirs. Désormais les Henning Mankel, Stieg Larsson, Camilla Läckberg sont aussi célèbres que le canapé Ektorp.
En ce qui concerne Camilla Läckberg la couverture est noire, d'inspiration gothique, comme une couverture d'Emily the Strange. Le contenu quant à lui se rapproche beaucoup plus d'un Bridget Jones un peu faible sous fond d'intrigue certes relativement efficace, mais ça casse pas deux (ou trois ? ou quatre? ) pattes à un canard. Il s'agit d'un polar, digeste, facile, pour la plage (où on passe plus de temps à mater les autres) ou pour la salle d'attente (ou on passe plus de temps à mater les autres).
Si tu veux lire un de ses compatriotes, choisis plutôt Henning Mankel dont l'univers est vraiment plus sombre, limite parfois glauque, et dont l'enquêteur, est définitivement alcoolique et déprimé.

Repost 0

Je Me Présente

  • Solenn ou Amber et des fois Josiane
  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.

Instagram, pic et pic et...

Instagram

Recherche

Lectures du moment

          

 

           

                the-return--tadadadam-20131018_112147.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Archives

Si tu veux me dire un truc